Des inventions à inventer: le piano d’Hans Lüdemann

Il y a des musiques plus réelles que d’autres, plus réelles en ce sens qu’elles contiennent plus de vérité que d’autres, ces musiques sont en quelque sorte, à leur façon, plus vraies que d’autres. Parce que le musicien qui en est à l’origine (compositeur, interprète ou les deux à la fois) sans doute s’y donne tout entier, laisse venir à lui et en lui ce qui est à l’origine même de ce qu’il dit, sans que cela provienne d’ailleurs, d’un monde extérieur ou de quelque autre source.

Des inventions à inventer: le piano d'Hans Lüdemann hans_ludemann_unterfahrt_2010-03-11-006-300x224

C’est ce que fait avec un sens souvent inouï, jamais entendu, entendu si rarement avec une telle intensité, le pianiste Hans Lüdemann dans un disque intitulé « Das real Klavier » (BMC).

Image de prévisualisation YouTube

Hans Lüdemann a étudié le jazz avec Joachim Kühn – et cela s’entend – il a étudié la musique classique au conservatoire de Hambourg où il est né en 1961. Il a joué avec Jan Garbarek, Eberhardt Weber, Paul Bley, Marc Ducret et cela aussi s’entend.
hans_ludemann705-300x182
Mais les influences sont avant tout des expériences pour qui sait faire advenir la musique elle-même. Ce ne sont pas des sources que l’on exposerait à nouveau, ce sont des sources de création, d’invention. Il n’y a dans la musique que nous donne ici Hans Lüdemann que des instants de vitalité qui nous donnent sinon de l’espoir, du moins de la force. Parce que nous pouvons nous reconnaître en eux, parce que lorsque nous les écoutons, non seulement ils nous saisissent mais plus encore c’est comme si nous les inventions.

hans-luedemann1-300x200

Il y a ici des paysages à parcourir, des inventions à inventer, des souvenirs à retrouver, une musique, des musiques à ne pas manquer.

real



Schubert, le jazz, et la musique tout entière

Schubert, le jazz, et la musique tout entière yvesrousseaucredit-photo-jerome-preboisjpeg-300x199

 

Est-il paradoxal et pourquoi pas impossible de rendre hommage à Schubert lorsque l’on joue du jazz ?

 

Yves Rousseau démontre avec son « Wanderer septet » que, bien au contraire, c’est non seulement la musique que l’on célèbre, la musique tout entière mais surtout, bien plus encore : ce qui fait que cette musique, que toute musique est possible.

01_wanderer-je-ro-mepre-bois1-1050x700-300x200

L’invention, la surprise, l’émotion sont présentes à tout instant dans cet enregistrement où l’on retrouve autour du contrebassiste, Xavier Desandre-Navarre (percussions), Edouard Ferlet (p), Régis Huby (v), Jean-Marc Larché (ss), Thierry Péala (chant, textes), Pierre-François Roussillon (cl b).

720572-300x226

Le jazz a ceci de singulier c’est qu’il s’invente toujours et toujours, qu’il est une musique qui échappe à la raison, à la conscience. Le jazz vient du tréfonds, de bien avant toute représentation, bien avant tout concept. Mais c’est toute la musique qui est ainsi si l’on veut bien y prêter attention. La musique est l’art primordial, ce qu’il y a de primordial dans l’art. En ce domaine, Schubert était un maître. Il fallait juste un peu d’audace, malgré tout, pour tenter ce pari. Il est plus que réussi.

On aime désormais  Schubert davantage encore et cette musique du Wanderer septet aussi, avec passion.

Image de prévisualisation YouTube


A un an: déjà le jazz !

Image de prévisualisation YouTube

 

Le jazz à partir de un an ! Non seulement c’est possible, non seulement c’est fait, mais c’est une véritable petite réussite.

 

Cela porte le nom charmant, s’adressant aux tout-petits (et aussi à leurs parents et même à leurs grands-parents) de « Nanan ! »

A un an: déjà le jazz ! d41196_e5a493e23de74c5a998273895c61cdbc.jpg_srz_p_345_497_75_22_0.50_1.20_0.00_jpg_srz-208x300

C’est un album livre/CD écrit et composé par la batteuse Lydie Dupuy avec Rémi Ploton (p), Vincent Périer (sax, cl), Mélina Tobiana (vocal) et Julien Sarazin (b). Les illustrations – délicieuses- sont de Perrine Arnaud. (Zproduction et PAG éditions).

 

Lydie Dupuy parle ainsi de son projet et il faut reconnaître qu’elle décrit ici une expérience magnifique :

 

« En tant que maman j’ai emmené très tôt mon fils aux concerts auxquels je voulais assister, sans me demander si ça pouvait lui convenir. Tout nous semblait normal, à lui et à moi. Vers 1 an il était capable de rester à l’écoute durant un set de 45-50 minutes avec beaucoup d’attention et de curiosité : la musique l’éveillait, tous styles confondus. Mais je me suis aperçue que, pour beaucoup de personnes que je croisais, ce n’était pas si naturel d’emmener les enfants assister à des concerts ou à écouter de la musique dite « de grands ».

 

12240018_910322879051306_2677783821630164778_n-300x200

 

Tout cela est étonnant et à coup sûr attachant : je veux dire qu’il n’est guère douteux (même pour une oreille qui en a entendu bien d’autres) que « Nanan ! » ne peut qu’attirer l’attention des enfants, jusqu’aux plus jeunes d’entre eux. Et que cela ne peut que contribuer à leur donner le sens de la liberté qu’ils portent pourtant déjà en eux, bien davantage que leurs adultes de parents.

Sans doute peut-on regretter précisément, comme un manque d’audace musicale parfois, comme s’il avait fallu prendre garde à ne pas heurter. Mais le jazz est là (en tout cas, la plupart du temps) et c’est déjà un grand mérite.

1.preview-300x141
Alors, en cette période où l’on célèbre les enfants plus que jamais, voici de quoi leur apporter une musique, des images, des rêves, voici une belle occasion de le faire avec à propos.



Le jazz sans fin: Motian avec Padovani

Le jazz sans fin: Motian avec Padovani maxresdefault-300x168

 

Paul Motian fut non seulement l’un des batteurs les plus inventifs de l’histoire du jazz – n’oublions jamais qu’il fut l’un des protagonistes alors qu’il n’avait que  ans du trio de Bill Evans avec Scott LaFaro – mais aussi un compositeur tout aussi magnifique.

Curieusement sa disparition en novembre 2011 n’a suscité depuis que peu de réactions alors même que venait de nous quitter l’un des géants de la musique du XX° siècle, en tout cas du monde du jazz si tant est que celui-ci ait des limites et des frontières fussent-elles toujours repoussées. On se souviendra ainsi avec bonheur de la manière qu’avait Motian de réinventer sans fin le jazz, notamment avec ses arrangements (mais le mot est faible) des musiques de Broadway ou de celles de Thelonious Monk qui ont donné de si remarquables enregistrements sur les catalogue Winter & Winter et JMT.

 index

Il faut donc remercier Jean-Marc Padovani pour son très beau « Motian in Motian » (Naïve) – clin d’œil sans doute, précisément au fameux « Monk in Motian » évoqué à l’instant.

Non seulement parce qu’il rend ainsi hommage à travers huit compositions du batteur à un magnifique musicien, mais parce qu’il le fait sans révérence, avec une force d’invention qui permet, tout simplement, à la musique de Paul Motian de vivre, de revivre, d’être intensément présente.

images

Il fallait pour réussir aussi magnifiquement ce projet se sentir proche de Motian lui-même, concevoir des arrangements – surtout avoir l’intelligence de réinventer la musique du batteur et pas seulement, en quelque sorte, de la reproduire. Il fallait aussi s’entourer de musiciens qui partagent ce «projet » et qui soient eux aussi, capables de la même imagination, de la même capacité créatrice. Il n’y a ici que des musiciens d’exception, de cette exception qui fait de chacun un individu à part, mais quelqu’un qui sache à tout instant partager : ici avec le saxophoniste mais aussi avec Motian lui-même. Didier Malherbe (doudouk), Paul Brousseau (piano, claviers), Claude Tchamitchian (contrebasse) et Ramon Lopez (batterie, tablas) sont tous formidables. Chaque note semble pesée, mesurée alors même que l’on peut l’imaginer, la penser survenue du tréfonds. Du tréfonds de l’art délicat, si original de Paul Motian, du tréfonds de chacun.

 

Il faut que Jean-Marc Padovani soit un catalyseur hors norme pour réussir, avec ses quatre compagnons, une telle réussite.

 

Image de prévisualisation YouTube


« L’outre-monde » d’Antoinette trio

 

Il est des rencontres musicales qui vous surprennent, qui vous enchantent, qui vous transportent. Nous sommes heureusement (la plupart du temps) habitués à ce genre de surprises, en particulier depuis quelques décennies.

Et donc, pour parvenir aujourd’hui à nous étonner encore, à nous faire rêver à nouveau, à nous faire découvrir des mondes toujours nouveaux et étranges, il faut une imagination et une sorte d’audace extrêmement singulières. Il faut que cette musique soit le produit d’une intelligence extrême autant que de songes impossibles.

C’est pourtant ce que, depuis quelques mois, Antoinette réussit à faire.

 antoinette-300x180

Certes, personne n’a encore rencontré Antoinette. Antoinette n’est pas une musicienne mais un trio dont, si l’on dit quelques mots de chacun de ses membres, on pourrait se demander ce qu’ils font ensemble. On pourrait craindre le pire ou, dans le meilleur des cas, le « déjà-vu » ou pour mieux le dire peut-être, le « déjà-entendu ».

 

Antoinette trio réunit Julie Audouin (flûte), Arnaud Rouanet (clarinette basse) et le guitariste portugais Antoine Leite. La première est de formation classique, prix des conservatoires de Toulouse et de Paris. Le deuxième que l’on connaît déjà, notamment du côté du Trio d’en bas (ou 3dB) est un infatigable inventeur de jazz au sens le plus libre du terme, prix Jazz Migration 2010. Antoine Leite est un guitariste venu du Portugal (qui joue donc de la guitare portugaise, mais pas seulement) a participé à de nombreuses aventures du côté du théâtre et d’autres formes d’expressions où son art et sa connaissance de son pays d’origine et de ses traditions, ou bien celles du Brésil ou du Cap-Vert lui ont valu une reconnaissance unanime. Antoine Leite a aussi participé à quelques « séquences » inoubliables du Trio d’en bas évoqué plus haut.

 201501081293-full-300x182

La rencontre de ces trois musiciens aurait pu nous conduire tout droit, une fois de plus, vers une sorte de « world music » plus ou moins conventionnelle.

Mais au lieu de nous amener vers un monde, voire vers un nouveau monde, ils ont plutôt choisi d’aller de travers et de nous conduire vers un « outre-monde », au-delà du monde. Et, nous étonnant toujours, nous faire rêver de l’impossible. Ils peuvent bien se référer à Egberto Gismonti, au fado de Carlos Paredes, à qui ils veulent…, cela n’a pas d’importance. On ne peut que les écouter comme si c’était la première fois que nous écoutions de la musique.

 11792146_1628704814080918_8311411297220938742_o-300x199

C’est là, sans doute, un signe que la musique la plus vivante et vivace est une sorte de langue créole, comme si le créole était un langage jamais fixé, jamais définitif, toujours ouvert, immaitrisable. On peut croire qu’Antoinette trio ait mille choses à nous dire. Cela est certain. Mais seule Julie, seul Arnaud, seul Antoine savent ce qu’ils vont dire demain. Le savent-ils ? Là est la source de notre émerveillement.

 

antoinette-trio-hd-2-300x300

 

On peut découvrir ici Antoinette Trio (ou en copiant dans votre navigateur):

concert d’Antoinette à Montreal

http://antoinettetrio.wix.com/antoinette-trio

http://vimeo.com/103474131

https://www.facebook.com/antoinette.trio



Aujourd’hui et demain: Manu Carré « Go! »

Aujourd'hui et demain: Manu Carré

Manu Carré a d’abord joué du rock. Son premier concert, il l’a donné à treize ans. Les « musiques actuelles » ça le connaît depuis toujours.
Manu Carré n’a cessé d’évoluer : il est un enfant de son temps, un homme de son époque et cela s’entend dans sa musique. Peu importe l’âge qu’affichent les pièces officielles. Manu Carré est un saxophoniste d’aujourd’hui. Non qu’il découvrirait « la lune » chaque matin ou plutôt chaque soir, non qu’il n’aurait pas vécu maintes expériences – au contraire – mais voici que, chaque fois, chaque jour, c’était comme s’il les réinventait, les inventait.

300x300

Son dernier disque, « Go ! » (ACM Jazz label/Socadsic) en est l’illustration. Ancrée dans son temps, électrique et éclectique[1], urbaine aux paysages pourtant si amples et si divers, la musique de ce quintet (avec Florian Verdier (claviers), Aurélien Miguel (g), Nicolas Luchi (b) et Max Miguel (dm) nous fait voyager dans une sorte de présent mobile, insaisissable, mouvant et constant tout à la fois. C’est ainsi qu’une musique ouvre devant elle, le faisant apparaître à tous ceux qui l’entendent et s’en enchantent, son propre futur et le leur aussi.

Fils de son temps, de son époque, Manu Carré nous transmet son désir de voyager plus loin. Le titre de cet album n’est sans doute pas étranger à cela et qui ne se laisserait pas entraîner à l’envie d’en savoir toujours et encore davantage, sur la vie, sur le monde ?

cd-manu-carre-electric-5-go-e1431020290883-300x267


[1]  On disait cela, il y a bien longtemps, du guitariste Elek Bacsik, les anciens s’en souviennent sans doute.



A Villelongue dels Monts (Jazz dans les Albères chap II)

A Villelongue dels Monts (Jazz dans les Albères chap II) photo05-300x95

Villelongue-dels-Monts se trouve à quelques kilomètres tout juste de Saint-Génis-des-Fontaines (voir c-dessous « Jazz dans les Albères chapitre I »).

Le festival de Villelongue suit lui aussi, de quelques jours, celui de son voisin.

A Viellongue on ne joue pas que du jazz pour la bonne raison que les concerts sont « attachés » à une « Académie » tous styles musicaux confondus qui le précède, académie dans laquelle on peut même faire du karaté sous la conduite du clarinettiste Jacques Di Donato… et l’on se dit que lorsqu’il vous enseigne son instrument il vaut mieux l’écouter un peu…

Voici donc qu’à Villelongue il y a profusion. De styles, de musiques, de rencontres, de tout ou presque.

JEUDI 06/08/2015

18h00 – Concert d’ouverture 
Scène des écoliers
NOMAD’LIB
Attention ça va vite !
Violoniste classique passionné par les musiques traditionnelles, Mathieu Névéol s’inspire des musiques du monde et plus particulièrement des mélodies du folklore d’Europe centrale pour écrire ses compositions originales.

19h30 – La grande fanfare des étudiants vous accompagne lors de ce moment d’appéritif ou de repas !

21h00 - GAINSBOURG et le classique
Grande scène
L’Orchestre Symphonique de l’Académie dels Monts invite  CALI !!!

En préambule, l’Orchestre Symphonique de l’Académie dels Monts joue les grandes œuvres qui ont fasciné Gainsbourg et les chansons qui en ont émergé.

Puis l’Orchestre accueille CALI pour un hommage à Mélody Nelson l’album mythique de Serge Gainsbourg !!!
Entouré de plus de 25 musiciens et danseurs, Cali chante et raconte la légende de Mélody Nelson.

Événement que de chorégraphier ce disque concept et transcender l’idée d’un art total souvent approchée par Serge Gainsbourg.

22h15 - RADEAU DE LA MEDUSE Création !!!
Grande scène

4 musiciens, un plasticien, deux vidéastes nous dévoilent leur travail autour du naufrage de la méduse, histoire bien réelle mais devenue légendaire de par sa singularité.

0h00 – Scène ouverte
Scène des écoliers
… aux musiciens improvisateurs du festival pour poursuivre la nuit sous le ciel étoilé de Villelongue !

o TARIFS o

. PASS* 4 JOURS (6-7-8-9 Août)
à 85€/TR**

. PASS* 1 JOURNÉE
à 29€/TR

O Repas géant du Romaguer à 17€
O Soirée du 6 Août 15€ ou 12€/TR
O Concerts à 12€ ou 10€/TR
O Concerts à 9€ ou 7€/TR
O Concerts jeune public à 5€ T.U
O Concert gratuit

* Les cartes PASS donnent accès à tous les concerts ainsi qu’aux repas catalans du soir.
** /TR : Tarif Réduit sur présentation de justicatif pour étudiants, chômeurs et détenteurs de la carte CATACULT.
*** Gratuité pour les enfants de moins de 12 ans, excepté les concerts au tarif unique de 5 euros.

RENSEIGNEMENTS & RÉSERVATION
Par téléphone au 06 64 44 03 20
Par mail:
academie.delsmonts@gmail.com

VENDREDI 07/08/2015

10h30 – Ballade musicale dans le jardin de Josi Ce moment mis en scène par Nicolas Nageotte, entraîne les promeneurs de surprise en surprise.

12h00 – Impromptus 
Scène des écoliers
Les impromptus c’est comme une salade gourmande, on y mélange les saveurs, les surprises, les petites formes musicales et on sert bien frais…

14h00 – Concert de percussions +++
Autour de Marc Dumazert et Vitier Vivas, le désormais incontournable concert des percussionistes du festival nous fait hocher la tête à tout va et assouvi tous les fantasmes rythmiques les plus fous !

16h00 – Ciné-Concert 
CHARLIE CHAPLIN – The Kid
Bruno Maurice, accordéon – Florent Pujuila, clarinette
Les deux musiciens improvisent la bande son de cette merveilleuse ode à l’enfance en utilisant les thèmes composés par Charlie
Chaplin lui-même. Attention frisson !

18H00 – Journal Intime présente « Le bal des Faux Frères »
La fanfare funk, rock, jazz de luxe qui va illuminer plusieurs moments festifs du festival monte sur scène pour un concentré d’energie. Du groove, des riffs, du cuivre, et des impros explosives !
Condition physique au top exigée…

19h15 – Repas géant et concert
Bois du Romaguer
Musique Turque !!! Ensemble dirigé par Nicolas Nageotte

21h00 – Concert au Prieuré du Vilar
François Salque Violoncelle et Aude Giuliano accordéon. Cet étonnant duo rassemble un des violoncelliste les plus reconnus de
la prestigieuse école française et une accordéoniste plusieurs fois championne du monde , si si !
Le répertoire oscille entre classique et musique traditionnelle !

22h00 - DAVID KRAKAUER
Grande scène
La légende mondiale de la clarinette Klezmer nous présente son projet Ancestral grooves. La tradition, l’inventivité et l’improvisation
caractérisent Davik Krakauer qui s’est entouré pour ce concert de musiciens hors norme. Véritable événement que la venue de cet immense artiste en terre catalane.

0h00 – CRÉATION ! 
INVENTION DE MOREL
Dans les sous-bois de Villelongue-Dels-Monts
musique, théâtre et danse.
Le célèbre roman futuriste de Bioy-Casares incarné en pleine forêt par 6 musiciens, 1 danseuses et 1 acteur.
L’univers insulaire, le huis clos, le scénario insaisissable et la musique créée pour l’occasion vous transporte dans vos rêves et obsessions les plus profondes.

0h00 – Scène ouverte 
Scène des écoliers
… aux musiciens improvisateurs du festival pour poursuivre la nuit sous le ciel étoilé de Villelongue .

     SAMEDI 08/08/201510h30 – Concert autour du Puis de Mme Dupuy
1, 2, 3, 4 accordéons ! La fine fleur de l’accordéon français nous conte des histoires extraordinaires soufflées par Lully, Hersan, ..

12h00 – Impromptus 
Scène des écoliers
Les impromptus c’est comme une salade gourmande, on y mélange les saveurs, les surprises, les petites formes musicales et on sert bien frais…14h00 – Concert de Musique de Chambre à l’Eglise / Le Quintette à Vents-Dels-Monts

Des créatures étranges  viendront hanter un concert tout en énergie. Hébrides, Lorelei, elfes + quelques thèmes fantastiques de John Williams…16h00 – Princesses en carton – Jeune public, tout public

Il était une fois une princesse… »Non deux princesses… » « Quoi? » Trois princesses. Une épopée fantaisiste et dansée où trois filles sortent définitivement du cadre pour se révéler héroïnes des temps modernes.

18h00 – Hommage à 

JOHN ZORN
Les improvisateurs du festival se retrouvent sur scène, portés par la rythmique B. Chevillon + J. Tallet pour nous offrir une lecture foisonnante des célèbres thèmes de ZORN.19h15 – Repas géant et concert


Bois du Romaguer
Avec la Fanfare des « Faux Frères » ! Attention Funk/Jazz
21h00 - JOURNAL INTIME -  LIPS ON FIRE !


Grande scène
Hommage à Jimmy Hendrix -
Fred Gastard, saxophone, Sylvain Bardiau, Trompette,
Mathias Mahler, Trombone. 
Le trio de cuivres remuant, omsiprésent sur la scène française du jazz rend un hommage subtil et éclatant au génie de Jimmy Hendrix.22h00 – CIENTO VEINTE Salsa Latin-jazz

La salsa et les compositions de l’ensemble pour laisser les corps s’exprimer. Avec des invités surprise pour faire monter encore l’énergie de cette musique rythmique et festive.0h00 – Concert Effraie la chouette

Dans les sous-bois de Villelongue laissez vous surprendre lors d’une promenade nocturne sonore. A vos lampes de poche !

 

 

DIMANCHE 09/08/2015

11h00 – Débat – Concert – Apéritif
Redéfinition des territoires : pour qui, pourquoi ?
Enjeux pour la culture. Palabre suivie d’un concert tendre sous la tonnelle du bar !


12h00 – Impromptus 

Scène des écoliers
Les impromptus c’est comme une salade gourmande, on y mélange les saveurs, les surprises, les petites formes musicales et on sert bien frais…

14h00 – Concert de Musique de Chambre à l’Eglise
Les contes et légendes au travers des grands compositeurs de Schumann à aujourd’hui.

16h00 – Concert au Prieuré du Vilar
Bruno Maurice accordéon et Jacques Di Donato clarinettes.
Les deux complices naviguent entre pièces écrites (Piazzola, création de Bruno Maurice…)et improvisation au creux des murs de pierre du joyaux des Albères.

18h30 – Cinq phonies qu’on sert tôt !!!

Nouveaux mondes

L’Orchestre Symphonique du Festival  composé de 40 musiciens
vous plonge dans les grands mythes et nouveaux mondes entrevus par Dvorak, D’indy, Jonh Williams, Tosi…

19h30 – Repas géant et concert
Bois du Romaguer
Avec « le bal des Faux Frères »
Attention Funk/Jazz

21h30 - FLUTE A CHANTER – MOZART ET VOUS
Grande scène
Le célèbre opéra « La Flûte enchantée » de Mozart joué par un orchestre, chanté et récité par des somptueuses voix lyriques et vous, oui le public préparé lors d’une ou plusieurs séances chantent les choeurs principaux. Un pour tous, tous artistes !!!

23h00 – Grand Bal du Festival
Bodega dels Monts
Retro//Impro//Disco//Barjot
40 musiciens en piste!
L’esprit du festival « danse »pour clore cette
4ème édition!!!

0h00 – Scène ouverte 
Scène des écoliers
… aux musiciens improvisateurs du festival pour poursuivre la nuit sous le ciel étoilé de Villelongue .

Renseignements pratiques:

o TARIFS o

 

. PASS* 4 JOURS (6-7-8-9 Août)
à 85€/TR**

. PASS* 1 JOURNÉE
à 29€/TR

O Repas géant du Romaguer à 17€
O Soirée du 6 Août 15€ ou 12€/TR
O Concerts à 12€ ou 10€/TR
O Concerts à 9€ ou 7€/TR
O Concerts jeune public à 5€ T.U
O Concert gratuit

* Les cartes PASS donnent accès à tous les concerts ainsi qu’aux repas catalans du soir.
** /TR : Tarif Réduit sur présentation de justicatif pour étudiants, chômeurs et détenteurs de la carte CATACULT.
*** Gratuité pour les enfants de moins de 12 ans, excepté les concerts au tarif unique de 5 euros.

RENSEIGNEMENTS & RÉSERVATION
Par téléphone au 06 64 44 03 20
Par mail:
academie.delsmonts@gmail.com

 



A Saint Génis des Fontaines (Jazz dans les Albères chap I)

A Saint Génis des Fontaines (Jazz dans les Albères chap I) images

 

Il y a quelques années maintenant que le jazz a conquis les Albères.

Les Albères ce sont ces Pyrénées qui jaillissent de la Méditerranée, là où elles commencent donc à séparer la péninsule ibérique du continent. On peut dire commencer puisque selon le mythe c’est lorsqu’il était dans la région (vers l’actuel ville d’Elne) qu’Hercule créa d’un cri de douleur les Pyrénées tout entières apprenant la mort de sa bien-aimée, la bergère Pyrène.

Bref, dans ces montagnes, de plusieurs façons « d’un autre temps », le jazz a pris ses quartiers depuis longtemps.

Outre que les paysages sont éblouissants sous le soleil catalan (les Albères qui sont presque en Catalogne espagnole se trouvent donc à portée de vue de Perpignan), le jazz vient éclairer quelques nuits de l’été pour le bonheur de beaucoup.

Dans ce premier chapitre (le second suivra dans un petite semaine) nous communiquons le programme de cette année construit par le trompettiste Alain Brunet.

Ce petit festival se déroule dans un merveilleux cloître dans la petite ville de Saint-Génis-des-Fontaines.

saint-genis-des-fontaines-cloitre-300x102 

 

Mercredi 29 juillet  21h : Duo de guitares  Pedro Soler/Philippe Mouratoglou  pièces d’Albéniz et improvisations     En partenariat avec le festival des Abbayes Languedoc Roussillon

Jeudi 30 juillet 21h : le sextet du clarinettiste espagnol Chema Penalver

Paul Evans, trompette; Jeff Jerolamon, batterie; Paco Soler, trombone; Eo Simón, piano; Julio Fuster, contrebasse; Chema Peñalver, clarinette et direction musicale.

Vendredi 31 juillet 21h : le sextet de la chanteuse Lou Tavano

090805loutavanoduocrest0057600x257__019944900_1953_05082009-300x128

Lou Tavano chant, compositions; Alexey Asantcheeff – piano, compositions, arrangements; Arno de Casanove trompette, bugle; Maxime Berton – saxophones, clarinette basse; Alexandre Perrot – contrebasse; Ariel Tessier – batterie

Samedi 1er août 21h : le quintet du trompettiste Ronald Baker (Celebrating Nat King Cole)

Ronald Baker trompette, voix; Jean-Jacques Taïb saxophones; David Salesse contrebasse; Alain Mayeras piano; Philippe Soirat batterie

ronald-baker-booste-son-cd-pour-les-angevins-300x168

renseignements pratiques ici: http://www.saint-genis-des-fontaines.fr/



Dernières nouvelles du jazz

 

aboucaya

 

Parmi les disques qui sont publiés chaque mois, inexorablement, comme si ce que l’on appelle « la crise » n’existait pas et celle du CD en particulier écoutons avec attention ce qui se fait sans esbroufe, sans volonté de plaire particulièrement en tout cas par aucun « effet » qui serait comme une réponse aux attentes supposées d’un auditeur que l’on ne nommerait pas « le marché » mais qui pourtant n’aurait d’autre nom.

Ils sont nombreux certes à être ainsi. Mais comme la presse – celle du jazz n’échappant évidemment pas à cela – a elle aussi besoin de séduire, c’est plus souvent sur « ce qui est censé faire vendre » que les « projecteurs » sont braqués que sur les productions de musiciens qui n’ont de cesse d’être eux-mêmes et rien de plus, tentant – et réussissant donc souvent – de nous donner d’heureuses musiques de toutes sortes.

 

Parmi « les dernières nouvelles du jazz » (pour reprendre le titre d’un excellent livre de Jacques Aboucaya paru aux éditions L’âge d’homme » dans une version désormais « augmentée) on ira avec bonheur vers trois enregistrements qui ne feront peut-être pas la « Une » mais qui méritent le détour.

Dernières nouvelles du jazz dur062014

 

  • André Jaume n’a rien perdu de sa liberté, ni de sa vitalité. Le saxophoniste, avec SMTGH Close To SMTGH (Label Durance) répond au fameux Something enregistré en 1991. Non pas comme un point final mais aussi bien comme un nouveau parcours, tout aussi imaginatif et créatif. Avec l’excellent guitariste Alain Soler qui se révèle un compagnon essentiel pour André Jaume et aussi Pierre Fénichel à la contrebasse et Anthony Soler à la batterie. André Jaume a toujours parcouru des chemins étranges et c’est ainsi qu’on l’aime, inventif, courageux, explorateur infini…

jean-paul-daroux-quartet-300x300 André Jaume

  • Jean-Paul Daroux lui, est un pianiste qui vient du rock et de quelques autres musiques avant de s’être consacré pleinement au jazz. Il a été l’élève de Michel Sardaby. Il a travaillé avec Franck Avitabile et Bojan Z. Pour Déambulations (ACM jazz label), il a réuni ses camarades Benjamin Moine à la contrebass et et Gilles Le Rest à la batterie. Mais c’est le saxophone de Samy Thiébault qui donne aux compositions de Jean-Paul Daroux toutes leurs couleurs, elles qui portent des titres prêtant à toutes les fantaisies comme « Vent d’est dans les vignes » ou « La véritable histoire d’Ernesto Guevara ». C’est ainsi que son piano résonne pleinement et nous entraîne dans de séduisants paysages.

 

just-in-time-cd Dernières Nouvelles du Jazz

  • Jean-Loup Longnon mêle dans Just In Time (distribution UVM) ses compositions et huit standards. Il nous annonce son quintet mais l’homme est amoureux des grandes formations et ils et elles sont nombreuses à le rejoindre. On s’amusera à les dénombrer y compris celles et ceux qui se dissimulent plus ou moins sous des anagrammes.  Longnon est en verve assurément. Les « ombres » de ses maîtres de toujours, Dizzy ou Clark Terry pour ne citez que ceux-là, ne sont pas loin. Il sait avec un immense brio,  et avec ses compagnes et compagnons, leur donner de nouvelles clartés, toutes réjouissantes. Il y a chez Jean-Loup Longnon une force, une puissance, une énergie à nulle autre pareille. Il entraîne son « band » (on pourrait dire « sa bande », ce serait sans doute mieux, plus « français » et finalement beaucoup plus approprié) avec lui. Comment pourrions-nous résister?


Alex Terrier et Kenny Barron: la musique de l’enchantement

 

Alex Terrier et Kenny Barron: la musique de l'enchantement alexterrier-300x208

Il est des musiques qui vous emportent parce qu’elles vous bouleversent. Parce qu’elles vous chamboulent. Parce qu’elles changent la perception ou la vision que vous avez du monde, à moins que ce soit de vous-même.

 

Il en est d’autres qui vous enchantent, parce qu’elles s’adressent à ce qu’il y a de plus intime, de plus caché, de plus secret mais aussi de plus intense, de plus vivant en vous. La musique du saxophoniste Alex Terrier est de celles-ci. Elle est une sorte de langage qui serait le vôtre avant même d’être, avant qu’il soit en quelque sorte « prononcé », comme si le musicien et ses trois compagnons savaient non seulement vous parler, mais plus encore, mieux sans doute, parler comme vous auriez aimé parler. Non pas si vous aviez été musicien, mais tout simplement parler, parce qu’ils trouvent les mots, par l’entremise de leur musique bien sûr, pour dire ou en tout cas pour exprimer, ce que vous ressentez : ce que chacun ressent et qui est unique et qui pourtant est partagé par tout. Par presque tous.

Alex Terrier, Peter Slovov, Rodrigo Recabarren, Kenny Barron

Alex Terrier, Peter Slovov, Rodrigo Recabarren, Kenny Barron

 

Une technique sans faille, une faculté remarquable à articuler toujours avec beauté un « discours », un propos, à survoler son propre univers par des mélodies singulièrement choisies (cinq sont signées Alex Terrier : plages 2, 3, 4, 6, 7) qui sont empruntées à Sonny Rollins, Charles Mingus, Wayne Shorter ou encore Roberto Fonseca mais aussi à l’invité de marque de ce disque, le magnifique Kenny Barron, c’est ainsi qu’est le monde d’Alex Terrier, accompagné aussi par Peter Slavov (b) et Rodrigo Recabarren (dm sur les plages 3, 8, 9, 11 et 12) ou Tommy Campell (dm sur 1, 4 et 6).

efe67144693981f4e8aab6e948d67-300x197

 

Né à Paris en 1980, Alex Terrier est passé par l’inévitable Berklee College of Music de Boston avant de s’installer à New York City. Pourquoi donc à ce jour ne trouve-t-on guère de référence le concernant dans les gazettes du jazz de ce côté-ci de l’océan ?

alex-terrier-nyq-featuring-kenny-barron-300x253

PS: ce troisième album d’Alex Terrier en tant que leader est publié sur le label Barking Cat Records.



123456...9

louvteaux jeanette bretigny... |
du rock prog au metal symph... |
LIVE ON MARS ? |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | L'instant Critik
| lyd music
| ROCK'N'POP RELIGION