Treize musiques du printemps

 

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Leïla Martial : Warm Canto

 

Leïla Martial nous poursuit ! La précédente chronique se terminait à peu de choses près sur un enregistrement où elle se retrouvait invitée, celui du Odil Quintet.

La voici aujourd’hui, pleinement elle-même. Pour une musique rare, brillante, scintillante, éclatante. Étonnante tellement elle est envoûtante.

Voici une musique hors de tous les chemins connus et souvent inconnus. Voici un monde d’inventions, de mystères, de secrets que nous pouvons soudain découvrir et partager, dont nous pouvons aimer les lueurs saisissantes, les images irréelles et vivantes.

Leïla Martial  a créé avec « Warm Canto » (Label Laborie/Socadisc) une œuvre d’une beauté intense. Comme aucune vocaliste n’a su le faire depuis longtemps.

Bien sûr on ne trouvera pas ici beaucoup de référence aux standards, au « jazz », ou à l’inverse presque, à la « pop music » comme dans trop d’autres cas où il peut y avoir tant de déceptions. On n’invente pas une telle musique en étant fidèle à d’autres. On le fait en l’étant d’abord et presque exclusivement à soi-même. En se découvrant, en s’exposant, en donnant tout ce qu’il est possible.

Avec ce troisième enregistrement depuis « Dance Floor » en 2012 (pour le label Out Note Records, à l’initiative de Jean-Jacques Pussiau dont on ne dira jamais assez – mais le dit-on souvent, parfois, encore ? – ce que ce producteur/inventeur/magicien a apporté au jazz) Leïla Martial, avec Éric Perez (dm, voice) et Pierre Tereygeol (g, voice) nous offre avec « Warm Canto » un monde admirable et inouï. Incomparable.

 

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Naima Girou : Sea Of Red

 

Naima Girou est une autre aventureuse musicale. Elle aussi, comme Leïla Martial, est une chanteuse. Et elle joue en même temps de la contrebasse.  Avec « Sea Of Red » le Naima Quartet (Inouïe distribution) fait une brillante arrivée dans la production discographique – c’est son premier disque. Après un premier prix et un prix du public au Crest Jazz Vocal 2017. Et cela n’est pas « volé ». Bien au-dessus de beaucoup d’autres « vedettes » dont on nous dit qu’elles sont toutes extraordinaires. Mais qui nous surprennent rarement. Ou même qui n’ont pas la moitié, ou le quart… ou moins encore (il ne s’agit pas de compter) du talent de Naima et de ces trois camarades.

Les créations sont colorées, avec d’intenses nuances, avec passion et c’est ainsi alors qu’elles passionnent l’écoute. En touchant au cœur. Les références (Burt Bacharach, Irving Berlin, Charles Mingus pour les compositeurs) ne sont pas des « revisitations », ni des « hommages » mais des créations à part entière. Et tout ceci est très souvent grisant, réalisé avec une attention extrême, un soin de chaque note, une passion vibrante.

Jules Le Risbé p), l’excellent guitariste John Owens et Thomas Doméné (dm) accompagnent une jeune chanteuse qui ose avec art, avec un très beau talent, une musique de haute valeur. Qui enchante sans cesse.

 

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Vincent Bourgeyx : « Cosmic Dream »

 

« Cosmic Dream » (Paris jazz Underground/L’Autre distribution), le titre de cet album du pianiste Vincent Bourgeyx, évoque peut-être cette idée qu’un rêve, « par nature », ou par définition si l’on préfère, relève de l’univers tout entier. C’est là une idée d’autant plus fertile qu’elle est correspond aussi sans doute à ce qu’est la musique : une façon de rencontrer le réel par le mystère et par l’invisible.

Dans ce disque se côtoient parmi quinze thèmes, quatre standards et donc onze compositions du pianiste. Cela, il faut le souligner, sans aucun dommage pour ces dernières qui sont toutes empruntes de très belles lumières.

Pourtant on peut regretter une absence de surprise, des couleurs vraiment inédites. Tout ici est impeccable, il faut le souligner, mais rien n’est non plus exceptionnel. Le saxophoniste David Prez qui dispose d’une belle sonorité avance sur des chemins bien tracés. Le bassiste Matt Penman, par ailleurs membre du groupe « James Farm » de Joshua Redman, comme l’excellent batteur Obed Calvaire qui accompagne souvent Dave Holland ou Chris Potter sont parfaits.

 

 

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Corentin Rio Orphéon : « Au milieu des choses »

 

Cela commence par un thème emprunté à Purcell et transformé par l’imagination du batteur Corentin Rio et de ses amis de « L’Orphéon ». Et « Au milieu des choses » (Absilone/Socadisc) se poursuit par une composition de la chanteuse « hors normes » Ellinoa, puis par cinq autres pièces qui sont toutes l’œuvre du leader. Elles portent toutes de beaux titres comme par exemple « Soudain, hier », « Les beautés moindres » (avec l’excellente violoniste Fiona Monbet) ou le mystérieux, intrigant et surtout magnifique « Dear Clara Freud » qui clôt trop tôt cet enregistrement.

Ici, rien ne ressemble à rien ! Tout est nouveau, tout est hors de l’ordre. Mais rien ne jure quand tout affirme. Mais tout, cependant, y est familier car tout est pesé, tout est le fruit d’une réflexion, d’émotions, d’attentions parfois infimes et alors si précieuses. Il y a, si l’on peut dire ainsi, « au milieu des choses » tant et tant de reflets, d’éclairs, de délicatesses, de caresses, d’affirmations, de volontés ! Et c’est une joie alors de voyager avec Corentin Rio que l’on avait déjà connu aux côtés du pianiste Armel Dupas pour un très réussi « WaterBabies ». C’est une chance de découvrir des musiciens aussi remarquables que ceux qui l’accompagnent ici : David Fettmann (as, ss), Roman Cuoq (ts), Federico Casagrande (g) et Leonardo Montana (p, Fender Rhodes).

 

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« … Et autres chants d’oiseaux »

 

Ce sont des compositions de Pascal Berne (b), Michel Mandel (cl) et François Raulin (p). Mais ce sont peut-être, comme leur nom l’indique, des chants d’oiseaux, des « musiques naturelles »… ou bien c’est la nature elle-même qui chante. Et qui nous enchante. Bien sûr.

Il y avait eu « El cant dels ocells » le chant traditionnel catalan joué par Pau Casals devant l’Assemblée des Nations Unies, et bien d’autres musiques d’un passé plus lointain ou alors contemporaines comme celle de Messiaen, il y a maintenant, dans une autre perspective sans doute, cet ouvrage que l’on pourrait dire « impensable » qui répond au nom lui-même très étrange de « … Et autres chants d’oiseaux » (Label Forge/Inouïe distribution).

On y entendra, il faut le souligner, Jean-Philippe Rameau, Dave Holland, Duke Ellington et Billy Strayhorn ou encore Lennie Tristano.  Mais la plupart des compositions sont l’œuvre des musiciens de ce groupe dont on ne peut dire qu’il se soit baptisé puisque seul le titre de l’enregistrement lui-même apparaît. On peut imaginer pourquoi et c’est peut-être là qu’il y a une sorte de manque ou de défaut, quelque chose qui fait défaut si l’on peut dire : parce qu’il s’agit d’une « expérience » qui a sa propre limite n’étant sans doute pas destinée à être poursuivie. C’est peut-être là le paradoxe d’une musique qui trouve sa racine fondamentale dans le chant des oiseaux de la nature, c’est qu’il y a là quelque chose que l’on pourrait dire « artificiel ». Il n’empêche qu’il y a dans ce moment musical beaucoup de très belles choses. Alors on aimerait bien que le plaisir que nous ressentons à son écoute se renouvelle un jour.

Avec Pascal Berne(b), Bernard Fort (électroacousticien), Michel Mandel (cl), Jean-Marc Quillet (perc, accordéon), François Raulin (p, m’bira) et Guillaume  Roy (alto).

 

 

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Tristan Mélia : « No Problem »

 

Le problème, précisément, avec la formule du trio piano/contrebasse/batterie c’est le trio ! Il n’est pas si facile de constituer un vrai trio, c’est-à-dire de trouver trois musiciens qui, à la fois, inventent une musique (fût-elle celle de standards) et soient en même temps une formation originale et dont l’entente, l’équilibre soit de tous les instants.

C’est un peu comme si Tristan Mélia s’était lancé un défi en débutant la partie par le thème de Duke Jordan « No Problem » (Jazz Family CDZ Music) et en en faisant le titre de son premier enregistrement.

De ce qu’il appelle son « premier pas » il faut dire tout de suite qu’il est très réussi. Mais cette formulation, il faut aussi en convenir, est bien inférieure à ce qu’il faut dire de la clarté qui jaillit, surgit ou simplement apparaît dans une sorte de pure sérénité de chaque instant de cet enregistrement.

On ne trouvera pas ici une invention musicale radicale, nouvelle, révolutionnaire. Mais on ressentira mille émotions, mille saveurs, mille parfums, mille sensations. On sera soi-même comme appelé par la beauté, la qualité du son, l’intelligence de la pensée qui anime de bout en bout la musique que nous offre Tristan Mélia avec Thomas Bramerie (b) et Cedrick Bec (dm).

 

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Joachim Cafonnette : « Vers l’azur noir »

 

Cela commence par un titre – « Vers l’azur noir » – (Neuklang Records) en référence poétique à Arthur Rimbaud. Et, cela continue ainsi de bout en bout. Tant la musique est à la fois mystérieuse et transparente, claire et légère, mais aussi chargée de tous les saisissements de la vie.

On pourrait faire ici la même remarque que pour le disque de Tristan Mélia puisque le trio piano, basse, batterie, composé (dans l’ordre) du Belge Joachim Caffonnette, d’Alex Gilson et de Jean-Baptiste Pinet est un modèle d’ordonnance, de stabilité, d’harmonie. Y compris lorsque l’intention musicale vise le drame des migrations à travers la Méditerranée parfois rageuse (« Tripoli’s Sorrow »). Autant lorsque « Inner Necessity » fait référence au peintre Kandinsky. Autant lorsque le trio reprend « Monk’s Dream ». A chaque pas il en est ainsi.

Joachim Caffonnette et ses amis offrent ici un travail d’une grande densité, d’une maîtrise remarquable et d’une force vitale lumineuse.

 

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Maher Beauroy : « Washa ! »

 

Sous l’égide de Jacques Schwarz-Bart qui fut son professeur au Breklee College Of Music, le pianiste martiniquais Maher Beauroy, avec « Washa ! » (Déclic Jazz, Aztec Music/Pias) nous propose des musiques souvent, au sens propre, extraordinaires. Là est tout l’intérêt de cet enregistrement presque toujours surprenant. Heureusement étonnant, inattendu. Parfois de façon tout à fait stupéfiante et il en est ainsi à l’ouverture qui répond au titre de « Divin Mirage ». Les orchestrations renforcent l’intérêt et multiplient les côtés étranges qui apparaissent maintes fois dans la plupart des titres. Il y a aussi des phrases plus convenues. Et lorsque Maher Beauroy chante, il convainc moins que lorsqu’il « dirige » son groupe composé de Lucy Clifford (b), Jessie Cox (dm), Antoine Beux (v), Julian Velasco (vib, bongos), Adriano DD Tenorio (perc).

 

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Magic Malik : « Jazz Association »

 

Quand on a la chance de découvrir un disque comme celui-ci, cela rassure. Cette remarque n’est pourtant sans doute valable que pour les « anciens » ou pour celles et ceux, plus jeunes, qui auraient une affection particulière pour les musiciens de la deuxième moitié du XX° siècle…voire au-delà !

Il est en effet réjouissant de voir les musiques de Clifford Brown, Sonny Rollins, Wayne Shorter, John Coltrane, Kurt Weill, Thelonious Monk, Rogers & Hart (cités par ordre d’apparition) visitée par le flûtiste Magic Malik dans « Jazz Association » (jazz&people/Pias).

Magic Malik a souvent varié sa voie et c’est là l’une des sources de sa réussite car il a su chaque fois faire preuve d’un grand élan, d’une véritable force d’inventivité.

Ici, la surprise c’est surtout de le voir intervenir sur ce répertoire, ce qu’il fait avec sagesse, avec juste ce qu’il faut pour lui donner de nouvelles lumières, de nouveaux éclats. C’est ainsi que le plaisir ne nous quitte pas d’une phrase à l’autre, d’un thème à l’autre. Et que celui qu’il signe sous le titre de « Lelola » s’intègre avec perfection dans l’ensemble.

Le groupe est constitué, outre le flûtiste (et parfois vocaliste), d’Olivier Laisney (tp), Maxime Sanchez (p), Damien Varaillon (b) et Stefano Lucchini (dm).

Sans évoquer quelque autre groupe du passé, ce retour à des standards et à des compositeurs qui ont marqué leur époque de façon si considérable est comme une nouvelle vie, différente, qui se présente à nous et qui nous montre que lorsque la musique est juste elle le demeure quels que soient les épisodes de sa vie, quel que soit son avenir.

 

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Mario Stantchev : « Musica sin fin »

 

Est-ce le titre de cet enregistrement solo du pianiste Mario Stantchev, « Musica sin fin » (Ouch Records) mais c’est précisément toute sa musique qui ne se finit jamais. Peut-être est-ce le destin de la musique tout entière ? Celui d’échapper au temps qui passe ! Cela est bien possible. Mais ce n’est pas le cas de toutes les musiques et peut-être est-ce mieux ainsi.

La musique de Mario Stantchev se joue ici sur peu de temps. On est assez loin du « format » habituel avec ces pourtant douze pistes. Mais le premier titre annonce en quelque sorte la couleur puisqu’il s’intitule « Epilogue ».

Mais Mario Stantchev a cependant beaucoup à dire. Il le fait cependant en peu de « mots » ou de « notes », c’est comme on voudra. Parce qu’il n’est pas besoin d’être disert pour ce qui est essentiel. Car oui, Mario Stantchev est un musicien qui cisèle son langage, qui ne met ici ou là une note, un accord, que parce que c’est cette note ou cet accord qu’il veut, ou plutôt qu’il doit faire entendre.

On ne parle pas souvent de lui, mais c’est ici l’occasion d’écouter avec toute l’attention (avec recueillement, faudrait-il dire) la musique de ce pianiste un peu secret. Mais dont l’humanité transparaît, ce qui se voit au premier regard si on a la chance de le rencontrer – l’auteur de ces lignes a eu cette surprise lors de la présentation d’un livre sur John Coltrane il y a de ça quelques années, c’était à Lyon dans la merveilleuse librairie Musicalame.

Et c’est ainsi, dans une sorte de silence, dans les vibrations de l’âme, dans les battements du cœur, qu’il faut écouter la si belle musique de Mario Stantchev.

 

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Lionel Martin & Sangoma Everett : « Revisiting Afrique of Count Basie & Oliver Nelson »

 

Le hasard est ainsi ! Lors de la rencontre évoquée avec Mario Stantchev, celui-ci était accompagné de son ami et partenaire saxophoniste Lionel Martin. Et c’est le même Lionel Martin qui publie un disque  qui s’intitule « Revisiting Afrique of Count Basie & Oliver Nelson » sur le même label (Ouch Records) et qui sort au même moment.

Lionel Martin est un saxophoniste généreux, au souffle inépuisable, ample et toujours très justement posé.

Il revisite ici, avec le batteur Sangoma Everett, le grand disque que Count Basie avait signé en 1971 avec son big band dirigé par Oliver Nelson (avec Eddie Lockjaw Davis au saxophone ténor) et qui s’appelait « Afrique ».

Les deux musiciens reprennent dans l’ordre les titres du disque de Count et, seulement armés de leur enthousiasme, ils nous font partager celui de cette énorme formation. Il est évident que ce n’est pas la musique de Basie (et d’Oliver Nelson) que nous entendons ici mais quelque chose comme une version autre, qui pourtant aurait les mêmes vertus explosives.

Ce disque donne envie de danser, de chanter, d’aimer tout simplement.

 

 

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Soul Jazz Rebels

 

Je ne sais pas, moi non plus (voir infra le lien vers un autre article), quel est l’objet, la cause, la finalité de cette rébellion. La thèse de l’article de Jacques Aboucaya pour « Le Salon littéraire » est sans doute la seule pertinente, faute d’une explicitation par les musiciens eux-mêmes.

C’est donc ici :

http://salon-litteraire.linternaute.com/fr/arts/content/1948839-jazz-quand-la-rebellion-s-affiche

 

Le parti pris musical de ce disque est celui d’un swing constant, joué avec délicatesse et intelligence. Et donc, tout cela est fort agréable. Certes pas « révolutionnaire » (peut-être même est-ce bien le contraire, à moins que ce soit l’inverse – mais je ne pense pas; les mathématiciens ou pythagoriciens s’il en reste de part le monde mondialisé jugeront). Mais enfin ceci prouve que l’on peut s’affirmer « rebelle » tout en n’étant pas « révolutionnaire ». Mais alors que deviennent les « contre-révolutionnaires » ? On peut craindre qu’une tentative de réponse nous conduise trop loin.
On s’en tiendra à dire que les protagonistes manifestent ici un beau talent, que l’on prend un vrai plaisir à leur écoute. Saluons donc le toujours excellent batteur qu’est Christian « Ton Ton » Salut, le saxophoniste ténor Jean Vernhères, le méticuleux et talentueux guitariste Cyril Amourette et tout autant l’organiste Hervé Saint-Guirons pour ce disque qui porte sur sa couverture la seule mention « Soul Jazz Rebels ». Elle doit désigner, n’en doutons pas le groupe autant que sa musique ! (Black Stamp Music)

 

 

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Sylvain Cathala Septet : « Cullina »

 

La musique du saxophoniste Sylvain Cathala est tout autre, on peut s’en douter. « Cullina » (CR 006) est une œuvre foisonnante, ample, d’une densité extrême. A chaque instant ou presque inattendue. Sa beauté n’est pas à chercher : elle nous est donné sans détours. On peut ainsi comprendre quelle difficulté il pourrait cependant y avoir là : entre l’étonnement, la découverte de nouveaux paysages, de nouvelles perceptions, et leur surgissement. Il semble pourtant qu’il soit plus facile de comprendre cela si l’on dit que le « choc » qu’il pourrait y avoir ici fait lui-même partie du plaisir que nous pouvons retirer de cette écoute.

« Cullina » manifeste une grandeur. Mais une grandeur qui est un partage, bien plus qu’une sorte d’imposition qui nous serait faite. Il s’agit d’ailleurs d’un enregistrement public réalisé au Triton (Les Lilas) en juin 2016 et, à en entendre, les applaudissements, rien n’est plus simple en effet que de se laisser emporter par la musique de Sylvain Cathala et de son septet. (Marc Ducret g, Benjamin Moussay fender rhodes, Guillaume Orti as, Bo Van der Werf (bs), Sarah Murcia (b) et Christophe Lavergne dm)

Il y a ici une sorte de joie, souvent débordante, fertile donc, heureuse qui fait toute la richesse de ce disque.

 



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