Sept chemins

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Il y a des détours de chemins apparemment tracés à l’avance, des détours qui surprennent. Et qui sont de vrais bonheurs. C’est le cas de « Second Souffle » du trio du pianiste Jean-Pascal Moget (Chanteloup Musique).
Oui, bien sûr, ne sont pas si nombreux ceux qui connaissent Jean-Pascal Moget ni ses compagnons Philippe Monge (b) et Baptiste de Chabaneix (dm). Mais la découverte est telle que les « Notes de jazz » espèrent contribuer même modestement, à faire découvrir ce vrai trio.

Parce que sa musique est si translucide, joyeuse et inquiète parfois, si intense et claire, si « classique » et si maîtrisée, si nouvelle, revivifiante en tout cas, si heureuse ! Si belle, tout simplement !

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C’est un autre enregistrement qu’il ne faut pas manquer que « I Told The Little Bird » du groupe du guitariste Paul Jarret (Jazz&people/CCProduction). Ici la musique est celle d’une sorte de monde sensible, venu des profondeurs, fait d’immensités, de clartés éblouissantes. Elle est inventive, audacieuse, sans faille toujours incisive, parlante, émouvante, passionnante, inoubliable.

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Le groupe de cet inventeur incessant qu’est Paul Jarret, avec Maxence Ravelomanantsoa (ts), Léo Pellet (tb), Alexandre Perrot (b) et Ariel Tessier (dm) a invité pour son troisième enregistrement Jozef Dumoulin (Fender Rhodes) et la voix magicienne d’Isabel Sörling. Et c’est bien cet ensemble, le PJ5 associé à ces deux derniers excellents musiciens qui fait toute la lumière, si diverse à chaque instant, de ce disque.

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Avec « Urban » (Trebim Music/L’autre distribution) Diego Imbert (b, g) nous offre lui aussi, de très remarquables moments musicaux. Diego Imbert est un musicien qui s’entoure magnifiquement. Il est ici avec Pierrick Pédron (as), David El-Malek (ts), Quentin Ghomari (voir notre précédent chapitre, tp, bg), Bastien Ballaz (tb), Pierre-Alain Gouach (claviers) et Franck Agulhon (dm, perc.) ce qui constitue une équipe de haute valeur.

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Et, s’il y a dans les compositions, peut-être des choses plus attendues que dans les deux enregistrements précédents, il y a une énergie et une sorte d’enthousiasme dans cette musique qu’il faut absolument entendre et partager.

 

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Voici une nouvelle et aussi belle formation que celle qu’a réuni l’accordéoniste Marc Berthoumieux  pour une autre réussite qui porte le beau titre « Le bal des mojdes » (Sous la ville/Absalone/Socadisc). Il y a ici Giovanni Mirabassi (p), Louis Winsberg (g), Laurent Vernerey (b) et Stéphane Huchard (dm). Mais aussi une péiade d’invités : Majid Bekkas (chant), Jean-Luc Di Fraya (chant), Jean-Pierre Como (p), Jérôme Regard (b), Pierre Bertrand (ts), Sylvain Gontard (tp), Mino Cinélu (perc), André Charlier (perc), Claude Nougaro (en 2003 – chant) et un orchestre de dix-sept cordes arrangé et dirigé par Pierre Bertrand. On pourrait penser tout cela « excessif », sachant aussi l’histoire des orchestres à cordes dans le jazz qui n’a pas si souvent été heureuse.

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Tout se passe ici dans une sorte de retenue dont on peut dire peut-être qu’elle doit se trouver au fond de toute musique et que peut-être même elle est cette musique elle-même, que là où la musique est fondamentalement un don, ce don est en même temps un retrait et non pas un vulgaire abandon, une reprise peut-être, comme il y en a si souvent dans les compositions musicales, un échange certainement. Il est clair aussi que l’accordéon de Marc Berthoumieux est fait de toutes ces qualités, loin de l’image expressionniste de cet instrument. Un bal auquel se joint avec bonheur.

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Il avait été trompettiste. Il s’était fait connaître pendant plus de dix ans comme batteur aux côtés de Brad Mehldau. Puis il joua de son instrument auprès de Charlie Haden, Lee Konitz ou encore de Joshua Redman, Joe Lovano ou Wayne Shorter. Le Catalan Jorge Rossy revient comme vibraphoniste. Son « Beyond Sunday » (Jazz&People) est une autre réussite de cet automne.

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Tout y est, là aussi, délicat, attentionné, préservé de toute facilité, de toute facticité. Et si l’on n’est pas un fan du vibraphone (cela arrive parfois) on peut, on doit même écouter Jorge Rossy car, sans révolution, sans faire de bruit, avec une extrême intelligence, il enchante chaque instant. Il est entouré de quelques-uns des meilleurs instrumentistes que l’on puisse trouver : Mark Turner (ts), Jaume Llombart (g), Doug Weiss (b) et d’Al Foster (dm).

Où trouverons-nous bientôt le plus illustre des musiciens de jazz actuel en Catalogne? Le sait-il ? Nous savons, nous, que nous pouvons être heureux en entendant la musique qu’il nous offre ici.

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C’est une sorte d’ode magnifique adressée à la magnifique Nica ! Nica de Koenigswarter fut la muse, le mécène, l’amie toujours vigilante de Thelonious mais aussi de combien d’autres musiciens de jazz. Elle qui était de la famille Rothschild, on ne peut dire qu’elle était conformiste. Là sans doute était sa beauté.

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« Pannonica, A Tribute To Pannonica » (Cristal Records/Sony Music Entertainement) rassemble des enregistrements dédiés à cette déesse bienfaisante du jazz ou plutôt, si l’on veut bien y prêter attention, de ce qu’il y a d’humain dans la musique. Il est bien impossible (c’est tout même bonnement inutile !) les plus grands musiciens de cette époque des années cinquante, soixante…, on y entendra des merveilles. Uniques, si l’on peut dire.

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Pour le pianiste Julien Quériaud « la musique est un art de vivre ». Et il explique de façon très pertinente que cela n’est pas seulement un choix parmi d’autres manières d’exister mais que c’est la signification même de la vie. Et, comme par miracle peut-être, cela s’entend dans le très beau disque qu’il vient d’enregistrer en trio avec Xavier Garnier (b)  et Arnaud Perrin (dm) (Cristal records/Believe digital) sous le titre de « Rhapsodie ». Il y a en effet de la rhapsodie dans ces compositions (signées du pianiste et, pour deux d’entre elles du bassiste). Il y a en effet des chemins, des cheminements, sans contraintes, des parcours. Comme ceux de tous les jours, proches de nous, que nous pourrions reconnaître comme des parts de nous-mêmes.

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Ici, la musique et la vie, sont de beaux voyages. Ou peut-être nous disent-ils plus précisément que c’est la musique qui nous ouvre à la beauté de la vie et peut nous faire voir le monde, être en lui, autrement que les fracas de notre temps.

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