Soul Cages trio : les métamorphoses du jazz

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C’est un peu comme si tout recommençait. Si tout revenait toujours mais chaque fois différemment. Si le jazz était une invention permanente. Si, avec peu de choses ou bien avec beaucoup, avec tout précisément, il était capable de faire encore autre chose. Là même où l’on croyait parfois que l’on avait atteint le sommet.

Passe encore que le jazz ait su reprendre un nombre infini de fois le « Someday My Prince Will Come » de Frank Churchill composé en 1937 pour le film de Walt Disney « Blanche Neige et les sept nains » et que fut (presque toujours) une réussite. C’est autre chose de s’attaquer à des compositions que l’on doit bien considérer comme plus achevées (celles de Jean-Sébastien Bach par exemple et sans doute aurait-il fallu plus d’audaces que Jacques Loussier n’eût jamais pu en offrir mais Edouard Ferlet sans aucun doute) ou si populaires déjà, si abouties aussi il faut bien le dire, que réussir musicalement son pari semble, a priori, impossible.

yannick robert

yannick robert

C’est à la musique de Sting que trois musiciens – Yannick Robert (guitares), Gilles Coquard (basse) et Cédric Affre (batterie) viennent en quelque sorte de s’attaquer. Cela nous donne ce « Soul Cages Trio » (Alien Beats Records) constitué exclusivement par dix reprises de thèmes du chanteur bassiste anglais Sting qui, il est vrai, débuta sa vie musicale publique en jouant dans des groupes de jazz et dont on sait depuis longtemps l’affinité pour cette musique. Sans doute y avait-il donc là quelques raisons plus ou moins secrètes dans la musique de Sting pour qu’elle connaisse ce destin.

Gilles Coquard

Gilles Coquard

Mais enfin, on pouvait s’attendre à quelques difficultés pour transmuer cette musique qui a séjourné si fréquemment et si longtemps au plus haut des succès populaires. Et comme en outre elle montre que le public peut avoir bon goût cela ne facilitait pas « l’affaire ».

cédric affre

cédric affre

Pourtant « Soul Cages » est une magnifique réussite. De bout en bout, en partant de « A Thousand Years » pour parvenir jusqu’à « La Belle Dame Sans Regrets » en passant par « Englishman In New York », « Message In A Bottle », « Walking On The Moon » ou « We’ll Be Together », Yannick Robert, Gilles Coquard et Cédric Affre ont fait bien plus qu’un tour de force « technique », ils ont profité de cette sorte d’ambition qu’il y avait en eux pour créer un univers qui est le leur, pas seulement celui de leurs inspirations, mais un champ (« chant » ?) nouveau, brillant, scintillant, intense, toujours si beau que l’on aimerait que les fans du chanteur/bassiste le découvre tous et surtout (et aussi) que Sting lui-même ait l’occasion de l’aimer.

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Voici un nouvel et très bel exemple de la force du jazz à dépasser les frontières, à ne connaître aucune limite, à transformer le monde, à en porter la métamorphose incessante.

 

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