Les nuits blanches de la musique

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Dans la blancheur de la nuit les rêves sont la réalité. Ils sont ce que nous vivons, ils sont notre vie. Ils sont faits de l’impalpable, de l’invisible, de chair pourtant, de vibrations, d’émotions, d’épreuves de nous-mêmes.

La musique est, avant toute chose, comme ces nuits-là, comme tous ces rêves. Elle est, aussi loin que l’on puisse s’en souvenir, la plénitude de nos sentiments, ce qui donne vie à la vie.
Comment écouter autrement la musique qu’invente le Tarkovsky Quartet de François Couturier ?

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Il ne peut en être tant l’imaginaire qu’il suscite est immédiat, tant les paysages que nous voyons comme s’ils étaient sous nos yeux, sont plus puissants, plus beaux, plus fascinants encore que ceux que nous admirons parfois en parcourant la nature.

C’est dire que cette musique sans frontières, est admirable, elle qui naît avant toutes les catégories, tous les classements pertinents ou impertinents, elle qui est davantage encore le dépassement ou la transgression de celles-ci. La musique du Tarkovsky Quartet nous offre, sans détour, souvent avec une infinie discrétion, le sentiment intime, secret parfois, d’admirer ce qu’elle fait advenir sous notre regard.

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Le dernier enregistrement de François Couturier (p, compositions), Anja Lechner (violoncelle), Jean-Marc Larché (saxophone soprano) et Jean-Louis Martinier (accordéon) s’intitule « Nuits Blanches » (ECM). Il poursuit une sorte d’hommage au cinéaste russe Andrei Tarkovsky (1932-1986) qui avait débuté en 2006 avec un disque portant le titre d’un des films de ce magnifique artiste « Nostalghia ».

L’inspiration peut-être, plus certainement le partage d’une conception de l’art comme « absolue liberté du potentiel spirituel de l’homme » (A Tarkovsky), nous offre ici une part essentielle de nous-même, nous renvoie à notre propre épreuve, à ce que nous éprouvons depuis toujours.

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Il n’est pas certain que tous les amateurs de « jazz » soient aussi sensibles que cela à cette musique. On n’y trouvera pas de « swing » et pas grand-chose à rattacher à ce que l’on entend par jazz. Peut-être seulement un taxinomie plus ou moins facile car il faut bien mettre chaque chose dans une case ! Mais de ces cloisons, il faut sortir autant que l’on a de bonnes occasions de le faire. Et si l’on n’aime pas cela, eh bien, il suffit de trouver ailleurs d’autres bonheurs. Heureusement il y en a…

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