Parutions récentes (et un peu moins: rattrapage chapitre 3)

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  • Aurore Voilquié Septet : « Machins choses et autres trucs très chouette »

 

Le violon d’Aurore Voilquié est l’un des plus beaux, des plus agiles mais surtout des plus sensibles qui soient. Et l’on retrouve ici, tous ces bonheurs-là.

En outre, les musiciens qui l’entourent nous réservent de belles surprises dans un univers musical qui nous emporte sans peine, allant de « M. William » de Léo Ferré et Jean-René Caussimon à « Miss Celie’s Blues » de Quincy Jones en passant par « Russian Lullaby », « The Mooche », « Machins Choses » de Serge Gainsbourg ou encore « Clopin Clopant » de Bruno Coquatrix et Pierre Dudan. Cela sonne toujours avec brio et dans ce groupe on remarque l’arrivée d’une jeune femme à la batterie et aux percussions, Julie Saury qui apporte des couleurs toutes personnelles à cet ensemble si vivant.

Aurore Voilquié chante aussi. On préfèrera cependant (peut-être par habitude) son art du violon à ses talents de chanteuse : seule nuance à propos de cet enregistrement. (Arts et Spectacles)

 

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  • M&T@L : « IK »

 

A lire le nom du groupe suivi du titre de l’album on peut se douter aussitôt qu’il y a du « Metallica » dans l’air. Et en effet, tous les titres de cet enregistrement sont librement adaptés de compositions du fameux groupe de Los Angeles par le bassiste Laurent David, le batteur Maxime Zampieri et le saxophoniste Thomas Puyssabet. C’est une musique énergique, vibrante, vivante qui a, sans conteste, sa couleur propre, celle de « M&t@l », si l’on peut le dire ainsi (essayons d’imaginer comment prononcer cela !). Et tout cela nous entraîne sans peine sur des chemins cabossés, sans issue ou débouchant sur des espaces inquiétants ou, au contraire, presque apaisés. Il y a ici beaucoup d’invention surtout, de la part de trois musiciens à qui il ne faut sans doute pas raconter d’histoires et qui cependant nous en offrent  parmi les meilleures. (Marcal Jazz/UVM Distribution)

 

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  • Hubert Dupont : « Golan /Al Joulan »

 

Le contrebassiste Hubert Dupont a réuni Youssef Hbeisch, percussionniste palestinien (riq, bendir, derboukas, perc), Ahmad Al Khatib joueur de oud, lui aussi Palestinien, la flûtiste franco-syrienne Naïssam Jalal, le violoniste tunisien Zied Zouari et le clarinettiste Matthieu Donarier pour cet enregistrement qui porte le double nom du Golan, dans sa forme anglaise et dans sa forme arabe. Ce qui constitue sans doute déjà une volonté de réunion, de jonction entre des langages différents. Pour explorer et créer plus encore de nouveaux territoires musicaux. La difficulté dans ce genre de projet est d’éviter les « clichés » de la « world music » déjà entendue. Hubert Dupont et ses amis ne tombent pas dans ce piège (mais si quelques mesures, notamment de la première plage auraient pu le faire craindre). C’est au contraire une étonnante diversité de couleurs, souvent nouvelles, surprenantes et très riches qui nous est offerte dans ce si bel enregistrement. Matthieu Donarier apporte ici toute son inventivité et peut-être surtout une capacité, en totale harmonie avec Hubert Dupont, qui permettent toutes deux de découvrir une puissance d’unité qui fait la réussite de « Golan : Al Joulan » qui s’annonce (et c’est tant mieux) comme un « vol.I ». A suivre par conséquent… (Ultrabolic/Musea distribution)

 

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  • Itamar Borochov : « Boomerang »

 

Voici un trompettiste qui nous réjouit. Itamar Borochov – un nom aux consonances peu familières certes, mais qui pourrait peut-être le devenir – possède un brio remarquable. Son deuxième album, « Boomerang, qui vient donc après « Outset » qui avait obtenu le « Best of 2014 » du New York jazz Record, et qui paraît sur le Label Laborie (distribution Socadisc) est une totale réussite (même si on avait sans doute pu se passer de quelques passages ampoulés dans la composition intitulée « Wanderer Song », seule fausse note de cet opus). Itamar Borochov a joué avec Charles Tolliver, Cecil Bridgewater, Jimmy Owens, Curtis Fuller et quelques autres et cela s’entend. Non parce qu’il aurait appris d’eux ce qui est la moindre des choses et à la portée de tout musicien habile mais parce que sa musique demeure habitée des climats de ces rencontres même si elle a ses couleurs propres et son univers à elle. Pour celles et ceux qui aiment le jazz, le monde du be bop, revisitée par l’enthousiasme d’un musicien d’aujourd’hui. Il faut décerner une mention spéciale au très beau piano de Michael King. Et ne pas oublier Avri Borochov (b, oud, sazbush et vocal) et aussi Jay Sawyer (dm).

 

             

 

 

 

 



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