Des inventions à inventer: le piano d’Hans Lüdemann

Il y a des musiques plus réelles que d’autres, plus réelles en ce sens qu’elles contiennent plus de vérité que d’autres, ces musiques sont en quelque sorte, à leur façon, plus vraies que d’autres. Parce que le musicien qui en est à l’origine (compositeur, interprète ou les deux à la fois) sans doute s’y donne tout entier, laisse venir à lui et en lui ce qui est à l’origine même de ce qu’il dit, sans que cela provienne d’ailleurs, d’un monde extérieur ou de quelque autre source.

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C’est ce que fait avec un sens souvent inouï, jamais entendu, entendu si rarement avec une telle intensité, le pianiste Hans Lüdemann dans un disque intitulé « Das real Klavier » (BMC).

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Hans Lüdemann a étudié le jazz avec Joachim Kühn – et cela s’entend – il a étudié la musique classique au conservatoire de Hambourg où il est né en 1961. Il a joué avec Jan Garbarek, Eberhardt Weber, Paul Bley, Marc Ducret et cela aussi s’entend.
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Mais les influences sont avant tout des expériences pour qui sait faire advenir la musique elle-même. Ce ne sont pas des sources que l’on exposerait à nouveau, ce sont des sources de création, d’invention. Il n’y a dans la musique que nous donne ici Hans Lüdemann que des instants de vitalité qui nous donnent sinon de l’espoir, du moins de la force. Parce que nous pouvons nous reconnaître en eux, parce que lorsque nous les écoutons, non seulement ils nous saisissent mais plus encore c’est comme si nous les inventions.

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Il y a ici des paysages à parcourir, des inventions à inventer, des souvenirs à retrouver, une musique, des musiques à ne pas manquer.

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Schubert, le jazz, et la musique tout entière

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Est-il paradoxal et pourquoi pas impossible de rendre hommage à Schubert lorsque l’on joue du jazz ?

 

Yves Rousseau démontre avec son « Wanderer septet » que, bien au contraire, c’est non seulement la musique que l’on célèbre, la musique tout entière mais surtout, bien plus encore : ce qui fait que cette musique, que toute musique est possible.

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L’invention, la surprise, l’émotion sont présentes à tout instant dans cet enregistrement où l’on retrouve autour du contrebassiste, Xavier Desandre-Navarre (percussions), Edouard Ferlet (p), Régis Huby (v), Jean-Marc Larché (ss), Thierry Péala (chant, textes), Pierre-François Roussillon (cl b).

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Le jazz a ceci de singulier c’est qu’il s’invente toujours et toujours, qu’il est une musique qui échappe à la raison, à la conscience. Le jazz vient du tréfonds, de bien avant toute représentation, bien avant tout concept. Mais c’est toute la musique qui est ainsi si l’on veut bien y prêter attention. La musique est l’art primordial, ce qu’il y a de primordial dans l’art. En ce domaine, Schubert était un maître. Il fallait juste un peu d’audace, malgré tout, pour tenter ce pari. Il est plus que réussi.

On aime désormais  Schubert davantage encore et cette musique du Wanderer septet aussi, avec passion.

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A un an: déjà le jazz !

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Le jazz à partir de un an ! Non seulement c’est possible, non seulement c’est fait, mais c’est une véritable petite réussite.

 

Cela porte le nom charmant, s’adressant aux tout-petits (et aussi à leurs parents et même à leurs grands-parents) de « Nanan ! »

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C’est un album livre/CD écrit et composé par la batteuse Lydie Dupuy avec Rémi Ploton (p), Vincent Périer (sax, cl), Mélina Tobiana (vocal) et Julien Sarazin (b). Les illustrations – délicieuses- sont de Perrine Arnaud. (Zproduction et PAG éditions).

 

Lydie Dupuy parle ainsi de son projet et il faut reconnaître qu’elle décrit ici une expérience magnifique :

 

« En tant que maman j’ai emmené très tôt mon fils aux concerts auxquels je voulais assister, sans me demander si ça pouvait lui convenir. Tout nous semblait normal, à lui et à moi. Vers 1 an il était capable de rester à l’écoute durant un set de 45-50 minutes avec beaucoup d’attention et de curiosité : la musique l’éveillait, tous styles confondus. Mais je me suis aperçue que, pour beaucoup de personnes que je croisais, ce n’était pas si naturel d’emmener les enfants assister à des concerts ou à écouter de la musique dite « de grands ».

 

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Tout cela est étonnant et à coup sûr attachant : je veux dire qu’il n’est guère douteux (même pour une oreille qui en a entendu bien d’autres) que « Nanan ! » ne peut qu’attirer l’attention des enfants, jusqu’aux plus jeunes d’entre eux. Et que cela ne peut que contribuer à leur donner le sens de la liberté qu’ils portent pourtant déjà en eux, bien davantage que leurs adultes de parents.

Sans doute peut-on regretter précisément, comme un manque d’audace musicale parfois, comme s’il avait fallu prendre garde à ne pas heurter. Mais le jazz est là (en tout cas, la plupart du temps) et c’est déjà un grand mérite.

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Alors, en cette période où l’on célèbre les enfants plus que jamais, voici de quoi leur apporter une musique, des images, des rêves, voici une belle occasion de le faire avec à propos.



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