Le jazz sans fin: Motian avec Padovani

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Paul Motian fut non seulement l’un des batteurs les plus inventifs de l’histoire du jazz – n’oublions jamais qu’il fut l’un des protagonistes alors qu’il n’avait que  ans du trio de Bill Evans avec Scott LaFaro – mais aussi un compositeur tout aussi magnifique.

Curieusement sa disparition en novembre 2011 n’a suscité depuis que peu de réactions alors même que venait de nous quitter l’un des géants de la musique du XX° siècle, en tout cas du monde du jazz si tant est que celui-ci ait des limites et des frontières fussent-elles toujours repoussées. On se souviendra ainsi avec bonheur de la manière qu’avait Motian de réinventer sans fin le jazz, notamment avec ses arrangements (mais le mot est faible) des musiques de Broadway ou de celles de Thelonious Monk qui ont donné de si remarquables enregistrements sur les catalogue Winter & Winter et JMT.

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Il faut donc remercier Jean-Marc Padovani pour son très beau « Motian in Motian » (Naïve) – clin d’œil sans doute, précisément au fameux « Monk in Motian » évoqué à l’instant.

Non seulement parce qu’il rend ainsi hommage à travers huit compositions du batteur à un magnifique musicien, mais parce qu’il le fait sans révérence, avec une force d’invention qui permet, tout simplement, à la musique de Paul Motian de vivre, de revivre, d’être intensément présente.

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Il fallait pour réussir aussi magnifiquement ce projet se sentir proche de Motian lui-même, concevoir des arrangements – surtout avoir l’intelligence de réinventer la musique du batteur et pas seulement, en quelque sorte, de la reproduire. Il fallait aussi s’entourer de musiciens qui partagent ce «projet » et qui soient eux aussi, capables de la même imagination, de la même capacité créatrice. Il n’y a ici que des musiciens d’exception, de cette exception qui fait de chacun un individu à part, mais quelqu’un qui sache à tout instant partager : ici avec le saxophoniste mais aussi avec Motian lui-même. Didier Malherbe (doudouk), Paul Brousseau (piano, claviers), Claude Tchamitchian (contrebasse) et Ramon Lopez (batterie, tablas) sont tous formidables. Chaque note semble pesée, mesurée alors même que l’on peut l’imaginer, la penser survenue du tréfonds. Du tréfonds de l’art délicat, si original de Paul Motian, du tréfonds de chacun.

 

Il faut que Jean-Marc Padovani soit un catalyseur hors norme pour réussir, avec ses quatre compagnons, une telle réussite.

 

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