« L’outre-monde » d’Antoinette trio

 

Il est des rencontres musicales qui vous surprennent, qui vous enchantent, qui vous transportent. Nous sommes heureusement (la plupart du temps) habitués à ce genre de surprises, en particulier depuis quelques décennies.

Et donc, pour parvenir aujourd’hui à nous étonner encore, à nous faire rêver à nouveau, à nous faire découvrir des mondes toujours nouveaux et étranges, il faut une imagination et une sorte d’audace extrêmement singulières. Il faut que cette musique soit le produit d’une intelligence extrême autant que de songes impossibles.

C’est pourtant ce que, depuis quelques mois, Antoinette réussit à faire.

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Certes, personne n’a encore rencontré Antoinette. Antoinette n’est pas une musicienne mais un trio dont, si l’on dit quelques mots de chacun de ses membres, on pourrait se demander ce qu’ils font ensemble. On pourrait craindre le pire ou, dans le meilleur des cas, le « déjà-vu » ou pour mieux le dire peut-être, le « déjà-entendu ».

 

Antoinette trio réunit Julie Audouin (flûte), Arnaud Rouanet (clarinette basse) et le guitariste portugais Antoine Leite. La première est de formation classique, prix des conservatoires de Toulouse et de Paris. Le deuxième que l’on connaît déjà, notamment du côté du Trio d’en bas (ou 3dB) est un infatigable inventeur de jazz au sens le plus libre du terme, prix Jazz Migration 2010. Antoine Leite est un guitariste venu du Portugal (qui joue donc de la guitare portugaise, mais pas seulement) a participé à de nombreuses aventures du côté du théâtre et d’autres formes d’expressions où son art et sa connaissance de son pays d’origine et de ses traditions, ou bien celles du Brésil ou du Cap-Vert lui ont valu une reconnaissance unanime. Antoine Leite a aussi participé à quelques « séquences » inoubliables du Trio d’en bas évoqué plus haut.

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La rencontre de ces trois musiciens aurait pu nous conduire tout droit, une fois de plus, vers une sorte de « world music » plus ou moins conventionnelle.

Mais au lieu de nous amener vers un monde, voire vers un nouveau monde, ils ont plutôt choisi d’aller de travers et de nous conduire vers un « outre-monde », au-delà du monde. Et, nous étonnant toujours, nous faire rêver de l’impossible. Ils peuvent bien se référer à Egberto Gismonti, au fado de Carlos Paredes, à qui ils veulent…, cela n’a pas d’importance. On ne peut que les écouter comme si c’était la première fois que nous écoutions de la musique.

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C’est là, sans doute, un signe que la musique la plus vivante et vivace est une sorte de langue créole, comme si le créole était un langage jamais fixé, jamais définitif, toujours ouvert, immaitrisable. On peut croire qu’Antoinette trio ait mille choses à nous dire. Cela est certain. Mais seule Julie, seul Arnaud, seul Antoine savent ce qu’ils vont dire demain. Le savent-ils ? Là est la source de notre émerveillement.

 

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On peut découvrir ici Antoinette Trio (ou en copiant dans votre navigateur):

concert d’Antoinette à Montreal

http://antoinettetrio.wix.com/antoinette-trio

http://vimeo.com/103474131

https://www.facebook.com/antoinette.trio



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