Paul Motian, parmi les étoiles

Paul Motian, parmi les étoiles sans-titre

On ne voit pas les morts.

On dit: « Ils ont disparu… »
Le jour où je ne serai plus, je serai comme eux. On dira de moi que je suis désormais « un » disparu.
Mais ce n’est pas parce qu’on ne voit pas ceux qui ont disparu qu’ils ne sont pas présents.
C’est peut-être seulement ainsi, en rejoignant les étoiles, que les morts sont présents en nous.
Ainsi, certains nous font vivre. Ils nous procurent de la vitalité, de la vie.
Ils font battre notre coeur. Ils nous donnent un peu de leur rythme.
Paul Motian, musicien singulier, batteur hors normes disait à peu près ceci: « si le rythme est perdu, il y a toujours un autre rythme, un autre tempo qui est au fond de moi et que je ne peux pas    perdre ».
Il a quitté notre monde si visible, pour devenir, parmi les étoiles, l’un de ces présents, plus présents encore…
On peut, ici ou là, trouver beaucoup d’informations sur ce que fut la vie de Paul Motian, sa vie d’homme et celle de musicien. On n’en saura jamais plus qu’en l’écoutant.
Pour tous ceux qui l’ont aimé, avec Bill ou Keith, avec beaucoup d’autres, Paul Motian demeurera.


Joachim Kühn: la solitude en partage

Figueretas par Joachim Kühn

 

« Un peu plus tard, allongé auprès d’elle, je voulais
lui demander de ne pas me quitter, de ne pas repartir. Je voulais lui dire que les
moments passés avec elle étaient les meilleurs que j’eusse connus, qu’à traversJoachim Kühn: la solitude en partage 95921
elle, je me sentais rattaché à l’humanité, au monde dans son ensemble, comme
jamais auparavant ; qu’elle m’avait sauvé la vie, que je l’aimais. » (James
Lee Burke « Dernier tramway pour les Champs-Elysées »)

Le jazz nous parle d’amour. Il est peut-être, au fond de
lui, un chant de solitude. Mais il est aussi une musique de partage.

Le jazz est fait pour être donné. Il ne peut qu’être offert.
Nous sommes sur cette terre pour l’écouter recevoir.  Ou pour le jouer. Le jazz « fait »
notre communauté. Il nous réunit, il nous enracine et nous fait vivre.  Il nous rend à nous-mêmes et nous accorde
notre liberté. Le jazz est libre : comme l’Ibiza de Joachim Kühn, cette
île avancée du royaume de Majorque qui fut la première société de l’Occident,
après Athènes, à inventer la liberté…

La musique de « Free Ibiza » est signée du piano
solitaire de Joachim Kühn. Ce sont seize instants, seize joyaux qui se
terminent par un « Moment de bonheur ». Avec une élégance raffinée,
une épure joyeuse qui sait être foisonnante et sereine à la fois. Ici, plus que
jamais le jazz, est libre. Il est un partage fertile. Comme rarement un
musicien, seul avec lui-même, a su en imaginer.



louvteaux jeanette bretigny... |
du rock prog au metal symph... |
LIVE ON MARS ? |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | L'instant Critik
| lyd music
| ROCK'N'POP RELIGION