Le bel été de l’anarchie

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« Dis-moi, connais-tu ce déchirement intime ? Tu penses une chose et tu en fais une autre : pas par lâcheté mais par nécessité. »

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« Je répondis que je comprenais fort bien. En me disant adieu, il me donna une petite tape sur l’épaule, comme cela se fait en Espagne. J’ai encore ses yeux présents à la mémoire. Une volonté de fer s’y mêlait à un étonnement enfantin – un alliage tout à fait inhabituel. »

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C’est dans le livre de Hans Magnus Enzensberger « Le bref été de l’anarchie » (L’imaginaire/Gallimard) qui est paru il y a quelques mois que l’on trouve ce portrait du révolutionnaire anarchiste espagnol Buenaventura Durruti.

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Voici un livre essentiel. Même si la traduction qui nous en est donné n’est pas empreinte de défauts parfois irritants. Mais cela n’est que problème de forme…

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Pourtant on peut se demander ce que vient  faire cette « référence » à un personnage historique si « marginal », dans ces lignes dont le jazz est, en principe, l’objet ?

Rappelons-nous seulement que cette musique qu’est le jazz contient une dimension de révolte et de liberté qui en fait une sorte de chant constant et libertaire. Ce qui pourrait peut-être suffire.

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Mais surtout, un double CD paru en 1996 sur le label Nato était entièrement consacré à Durruti. Il est réédité ces jours-ci. Voici donc, en quelque sorte, « l’actualité » de ce propos.

Dans ce CD on trouve parmi beaucoup d’autres des musiciens comme  Tomy Hymas, Tony Coe, Noël Akchoté, François Corneloup, Michel Godard, Benoît Delbecq, Steve Argüelles, Marc Ducret, Evan Parker, Dominique Pifarély, François Couturier…

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Les deux livrets de l’édition de 1996, l’un étant le récit de la vie de Durruti et l’autre le recueil des textes qui sont soit chantés dans cet enregistrement, soit qui ont servi d’inspiration à la composition de musiques originales, sont essentiels pour apprécier pleinement cette création assez insolite.

Assez insolite pour être appréciée, pour en dire tout l’intérêt. Parce que Buenaventura Durruti est un personnage qui doit nous apprendre que nous sommes avant tout maîtres de nous-mêmes et que, pourtant, la liberté à non seulement un prix mais qu’elle se paye sans cesse et souvent très cher. Parce que, si nous l’ignorions, nous devons nous souvenir que le jazz est aussi un combat, même si ce propos peut sembler bien dérisoire par rapport à ce que fut la guerre civile espagnole de 1936 et au destin de Durruti.

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