Sarah, parmi les étoiles

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A l’écart des idées et donc à l’écart des hiérarchies, toutes faites.

C’est là qu’il faut se placer. C’est là qu’il faut savoir s’imposer à soi-même de se trouver.

C’était une soirée de juillet, loin des festivals établis. C’était à Perpignan au cœur du Palais des Rois de Majorque, un lieu que bien d’autres lieux pourraient envier en tout cas un lieu d’une beauté faite de lumières dorées, bleues, vertes, pleines de sang aussi, de guerres qui n’en finissent pas parmi les hommes.

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Mais c’était la paix. C’était la paix de la musique. La paix des sensations les plus impalpables et qui sont ainsi les plus présentes. Présentes à nos cœurs ou à nos corps, présentes comme au plus profond de nous.

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En dehors des sentiers battus et rebattus il y avait comme la présence de Billie Holiday que la jeune chanteuse Sarah Lenka revisitait.

Mais c’était davantage : c’était la tristesse de Billie, c’était notre tristesse que Sarah chantait. C’était la joie ou le bonheur fugace, saisi mais insaisissable quand même, inatteignable juste en cet instant où il nous frappe comme une sorte d’éclair, c’était cela que Sarah chantait. Ce soir-là.

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C’est comme s’il fallait se protéger peut-être des sunlights, de trop de reconnaissance, c’est comme s’il valait mieux être soi que de répondre aux attentes présumées et donc « standardisées » d’un public « échantillonné » : car c’est ainsi que l’on peut, sans doute, parler à chaque auditeur, à l’atteindre en son cœur, peut-être en son « creux ». Un peu comme s’il fallait oublier parfois ce qu’il y a de trop, d’excessif, dans ce qui, par avance, n’est là que pour répondre à de supposées attentes.

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Sarah Lenka, elle, silhouette fragile au milieu de cet été, face à huit cents personnes, avec ses quatre musiciens, a fait descendre pour un moment les étoiles du ciel, dans les yeux et les âmes.

Le premier disque de Sarah Lenka en attendant le prochain… pour bientôt

http://www.musicme.com/Sarah-Lenka/albums/Am-I-Blue-0826596031088.html?play=01



Elise Caron: la victoire du jazz

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La  chanteuse Elise Caron vient de recevoir une « Victoire du jazz » au festival de Juan.

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Elise est une chanteuse qui nous étonne presque chaque fois. Chaque fois qu’elle entreprend de nous donner, en chantant, une part d’elle-même.

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Elle explore tous les « possibles » de la voix, de la mélodie, de la musique, de soi-même. Elle nous donne parfois à apercevoir comme une part de l’impossible.  Elise est souvent, le plus souvent là où on ne l’attend pas.

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En chantant. En « étant » Eurydice…

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En jouant au cinéma.

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En interprétant Cesare Pavese, le poète italien suicidé, le génial écrivain.

Elise Caron, en nous retenant dans ses rythmes, dans ses désirs, dans ses exploits, dans ses propres émotions, nous a conduits si souvent à davantage reconnaître nos propres émois que cette « victoire » si elle vient aujourd’hui, il y a bien longtemps qu’elle nous l’avait, à nous, procuré.

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Pour en savoir davantage: www.myspace.com/elisecaron

Et un hommage d’Andy Emler, lui aussi « Victoire du jazz »: http://www.deezer.com/listen-3578900

Les autres « Victoires » sont: Médéric Collignon, Ibrahim Maalouf, Balaké Sissoko et Vincent Segal (source Citizen Jazz)

 



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