Akpé Motion: les couleurs du monde

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« Migrations » le dernier disque d’Akpé Motion vient de sortir après que le groupe eut fait un passage remarqué et, il faut le dire assez remarquable en effet, par « Jazz in Marciac ».

Les mélodies d’Akpé Motion nous font voir toutes les couleurs du monde : de celles que l’on imagine venues des tropiques chatoyants mais aussi de celles qui proviennent des migrations, celles de la faim ou de la peur et de la terreur (ce qui ne fait sans doute aucune différence, contrairement à ce que l’on dit parfois).

Pascal Bouterin

Pascal Bouterin

La musique d’Akpé Motion naît à chaque instant : toujours sidérante, toujours belle au point d’être admirable. Elle s’ancre souvent dans les éclairs de l’électrique Miles Davis.

Alain Brunet

Alain Brunet

Mais elle a surtout son propre génie, celui d’une invention constante, renouvelée, généreuse, enthousiasmante, voyageuse, éprise de liberté. Non seulement pour elle-même mais pour chacun d’entre nous. Elle nous emporte.

 

jean gros

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Avec Pascal Bouterin (dm), Alain Brunet (tp, bugle, voix), Jean Gros (g) et Luis Manresa (b).

Luis Manresa

Luis Manresa

 

 

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Les voyages imprévus: Antoinette trio

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Est-ce ainsi que tout commence ? Comme si l’un s’en allait de son côté ? Et si les autres riaient ? A moins qu’ils ne soient deux à prendre le large. Mais peut-être la jeune femme, elle, est la seule à véritablement voyager, libre comme l’air. Même si elle n’en a pas l’air.

« Antoinette Trio » c’est avant tout une drôle d’histoire et de belles musiques : surtout parce que tout ce que l’on peut entendre de ces trois-là sur le CD éponyme (compagnie trois fois deux plus un) qui vient d’être publié on croit s’y attendre, au moins un peu, on est enchanté et puis on s’y perd, on est perdu, et c’est nous alors qui partons, qui nous demandons bien ce qui nous arrive et nous voici sur des chemins et des routes que nous ne connaissons pas. « Accord/Désaccord » (titre de la quatrième « plage » de l’enregistrement) en son intitulé dit à peu près tout.

Il est difficile de s’exprimer vraiment davantage à propos de cette musique (1). Parce qu’il faudrait être poète pour ce faire, parler en quelque sorte avant la parole. Comme les musiciens et la musique le font. Comme ceux-ci le montrent et le déploient avec spontanéité, joie, intelligence, audace. Il suffit de monter dans le navire d’Antoinette trio, les yeux du cœur, de l’âme et du corps grands ouverts. Et une part de bonheur arrivera.

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Antoinette trio c’est : Julie Audouin (flûte traversière, flûte piccolo), Tony Leite (guitare classique, guitare portugaise, voix), Arnaud Rouanet (clarinette basse, clarinette Bb, voix, mégaphone (!), Denis Badault (arrangements).

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(1) : en outre il s’agirait – il faut l’avouer – d’un conflit d’intérêt (et il y en a suffisamment dans notre société contemporaine pour ne pas en rajouter, même si celui-ci ne pèserait pas bien lourd dans la balance de la Justice… Pèserait-il seulement ?). En effet, outre d’excellentes « liner notes » dues à Jean-Louis Dubois-Chabert on trouvera également quelques lignes signées de l’auteur des « Notes de jazz ».  Et il s’avère que celui-ci est particulièrement heureux d’avoir, d’un peu loin tout de même… mais enfin… quand même un peu, à l’aventureuse aventure d’Antoinette.

On peut retrouver « Antoinette Trio » ici:

http://www.troisfoisdeuxplusun.org/

 



In fruit étrange ou Strange Fruit en créole

http://7lameslamer.net/l-etrange-histoire-d-une-chanson-1441.html

 

Il suffit de cliquer sur le lien ci-dessus pour comprendre comment et pourquoi sans doute « Strange Fruit » a pu être traduit en créole réunionnais par Jean-Claude Legros.

Malgré tout, c’est une « belle histoire ».

 



Jazz en Tech: une première à la Une

Jazz au Cloître et Jazz Amélie viennent d’unir leurs destins pour donner naissance à Jazz en Tech. Coup d’envoi des festivités le 21 juillet.L’union fait la force. Le vieil adage semble s’appliquer également aux événements culturels. Cet été, deux festivals locaux, Jazz au cloître et Jazz Amélie, ont décidé de faire front commun.

 

C’est ainsi qu’est né un nouveau festival itinérant, Jazz en Tech, qui proposera une dizaine de concerts dans cinq communes traversées par le fleuve emblématique. « En s’unissant, on a réussi à bâtir un festival plus ambitieux pour faire vivre le swing dans la vallée du Tech, explique le président de Jazz au cloître, Alain Brunet. Nous vivons une période où les subventions publiques sont de plus en plus faibles. Mutualiser nous permet aussi d’envisager de nouveaux partenariats et de nouveaux financements. »

 

Tout savoir sur Jazz en Tech

 

Le programme complet

 

21 juillet à Amélie-les-Bains Palalda 21 juillet – THE AFTER SHAVERS,

 

23 juillet à Amélie-les-Bains Palalda STEEVE LAFFONT TRIO

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24 juillet à Arles-sur-Tech – HARLEM NIGHTS BIG BAND

 

25 juillet à Céret – SYLVIA HOWARD & THE BLACK LABEL SWINGTET

 

26 juillet au musée d’art moderne de Céret (17h30) – TRIO JEAN-PIERRE MAS

 

27 juillet à Saint-Laurent-de-Cerdans (21 h) – AKPE MOTION

 

28 juillet à Saint-Génis-des-Fontaines – DAVE BRUBECK FOR EVER QUARTET

 

29 juillet à Saint-Génis-des-Fontaines – THE GLOSSY SISTERS

30 juillet à Saint-Génis-des-Fontaines – WALTER RICCI / DAVID SAUZAY 5TET

 

Jazz en Tech c’est aussi un site web www.jazzentech.com une page Facebook, toute fraîche de naissance .

 

Pour les réservations, il n’y a pas encore de billetterie en ligne, mais un système:

 

- envoyer ses demandes de réservation(s) sur contact@jazzentech.com : un mail retour confirmera la réservation qui sera à retirer sur place jusqu’à 1h au plus tard avant le début du concert concerné.

 



Les parfums du jazz: une lettre du festival.

Il ne sera ici question que des festivals de l’été auxquels, d’une façon ou d’une autre, une amitié personnelle me lie.
C’est sans doute un parti-pris peu compréhensible, pas très acceptable. Mais il en sera ainsi (même si une exception est toujours susceptible d’intervenir).

Aujourd’hui voici une lettre du festival « Parfum de Jazz »:

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Juin 2016

Chers amis de Parfum de Jazz,
L’été ayant enfin daigné s’imposer, la Drôme provençale est devenue un jardin des senteurs: genêt, jasmin, lavande imposent leur parfums pour notre plus grand plaisir; quel bonheur que celui de se promener sur un chemin bordé de genêts ou de lavandes qui sont légion en Baronnies et Tricastin!

Ces senteurs de juin, l’un des plus beaux mois de l’année, sinon le plus beau, annoncent les réjouissances estivales au rang desquelles Parfum de Jazz, festival dont ce sera cette année la 18ème édition.

Les derniers contrats signés, il reste à nous mettre en ordre marche avec l’équipe des bénévoles soit une cinquantaine de personnes, pour amplifier l’information sur le programme et travailler à l’accueil du public.

Faire connaître notre offre de programme est la priorité des priorités! Après les informations communiquées sur notre site internet et sur notre page Facebook, l’un et l’autre de plus en plus lus, les dépliants, flyers et affiches sont disponibles. Aussi les offices de tourisme de la Drôme seront-ils pourvus dans les tous prochains jours; certains le sont déjà comme celui de Buis les Baronnies; la billetterie quant à elle, sera mise en place début juillet soit un mois et demi avant les festivités.

J’espère au nom de toute l’équipe de Parfum de Jazz avoir le plaisir de vous accueillir à l’un des concerts du festival.

Bien cordialement,

Alain Brunet

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Mini-concerts et apéros-jazz Parfum de Jazz 2016

Après avoir découvert les artistes programmés lors des concerts en soirée, 1ère semaine en Pays de Buis les Baronnies et 2ème semaine en Tricastin, nous sommes heureux de vous présenter ce mois-ci ce qui est une tradition du festival, les moments de jazz gratuits en journée dans différentes villes et village de Drôme provençale. Ces mini-concert et apéros-jazz, ouverts à tous, sont donnés en journée par des musiciens de talent tous rémunérés par le festival. Parfois même certains de ceux qui jouent en soirée acceptent gentiment d’offrir un aperçu de leur leur talent en toute décontraction. Les sets de musique se déroulent dans des espaces organisés, sur  les places, devant les cafés ou encore dans des lieux inédits comme des caves viticoles.

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Autres moments musicaux offerts, Il y aura aussi plusieurs initiatives généreuses : tout d’abord, un concert en faveur de la lutte contre la mucoviscidose sera donné à Saint Ferréol Trente Pas lundi 15 août et, pour faire swinguer nos seniors, trois mini-concerts dans les maisons de retraite de Buis les Baronnies, Pierrelatte et Saint-Paul-Trois-Châteaux. Nous reviendrons plus en détail sur ces rendez-vous dans notre lettre de Juillet.

En attendant, découvrez les musiciens qui vous attendent lors des mini-concerts et apéros-jazz et les dates et horaires de leur présence.


Magnetic Orchestra et Daniel Barda, Jose Caparros, Baby Clavel

Les habitués de Parfum de Jazz connaissent bien ce trio. L’an dernier, en clôture du festival à Saint-Paul-Trois-Châteaux , Benoit Thévenot, piano, François-Régis Gallix, contrebasse et Nicolas Serret, batterie ont accompagné avec un brio exceptionnel leur complice de longue date, celle qui est maintenant au top, la célèbre Anne Sila. Ce trio  est remarquable par son énergie démonstrative, son inventivité et son originalité. Voyageant dans l’univers des standards, le trio propose aussi des compositions, prétextes à des improvisations débridées. Pour ces mini-concerts et apéros-jazz  Benoit Thévenot, piano, François-Régis Gallix, contrebasse et Nicolas Serret, batterieils seront rejoints par trois pointures du jazz, eux aussi amis du festival, Baby Clavel (saxophone alto), José Caparros (trompette) et Daniel barda (trombone).

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Retrouvez-les pour des mini-concerts ou des apéros-jazz
Buis les Baronnies, mardi 16 août 11h (présentation du festival) et 18h, mercredi 17 et jeudi 18 août 11h, vendredi 19 et samedi 20 août 11h
Saint-Sauveur-Gouvernet, lundi 15 août 17h
Beauvoisin, jeudi 18 août 18h
Sainte-Jalle, Cave de Rieux Frais, vendredi 19 août 18h


Akpé Motion

On ne présente plus Akpé Motion qui propose un mix coloré jazz, rock et world music. En effet, les scènes de Parfum de Jazz les ont accueillis à plusieurs reprises à la plus grande joie des festivaliers. Alain Brunet (trompette), Président du festival a depuis quelques années rejoint Pascal Bouterin (batterie) créateur du groupe, Jean Gros (guitare) et Luis Manresa (basse). Il participera à plusieurs sets de musiques, notamment en fin de matinée. Akpé Motion donne de nombreux concerts lors de tournées lointaines véritables sources d’inspiration  pour leur dernier CD Migrations, un beau succès.

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Retrouvez-les pour des mini-concerts ou des apéros-jazz
Buis les Baronnies, mardi 16 et mercredi 17 août 18h, jeudi 18 août 11h, vendredi 19 août 11h et 18h, samedi 20 août 11h
Vinsobres, mercredi 17 août 11h30
En attendant découvrez la vidéo Migrations d »Akpé Motion


Trio Olivier Chambonnière

Une complicité communicative entre trois musiciens qui séduisent le public par leur virtuosité et une énergie contagieuse. Alexandre Cadic (vibraphone), Didier Del-Aguila (basse) et Olivier Chambonnière (batterie) reprennent, à travers des arrangements originaux, standards swing, musiques latines et compositions personnelles.
Retrouvez-les pour deux apéros-jazz,

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La Garde Adhémar, Jardins des plantes mardi 23 août 18h et place du village mercredi 24 août 19 h


Ori Orati quartet

Ori Orati (Roche Rouge) est un groupe de 4 jeunes musiciens drômois: Grégory Rosso (guitare et composition), Benoit Black (saxophone), Jean Berthon (basse) et Clément Black( batterie). Ensemble ils empruntent les chemins de la pop, du jazz et des musiques de transe. C’est une sorte de jazz-ethno-rock suave qui va vous séduire lors des 2 apéros-jazz qu’ils donneront durant la semaine Tricastine du festival.

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Retrouvez-les pour deux apéros-jazz:
Pierrelatte, mercredi 24 août 19h Chapelle des pénitents et jeudi 25 août place Taillade
En attendant découvrez Ori Orati en vidéo


Parfum de Jazz All Stars

Composé de talentueux musiciens, tous fidèles à Parfum de Jazz, cette formation vous enchantera par ses reprises ou ses créations. Soleil, bonne humeur et bonne musique vous ont fait passer un agréable moment à la Cave la Suzienne, blottie au pied du très beau château de Suze la Rousse.

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Retrouvez-les pour un apéro-jazz
Suze la Rousse, Cave viticole La Suzienne, vendredi 26 août 18h
Voir la vidéo d’un apéro-jazz « mobile »


Glenn Miller’s Fellows

A l’occasion de la Fête de la Libération de la ville, à l’issue de la cérémonie pendant l’apéritif et le repas, les amis musiciens du célèbre saxophoniste et clarinettiste Jean Jacques Taïb se réunissent pour distiller le fameux son Glenn Miller. Ils joueront les grands standards comme, entre autres, In the Mood ou Moonlight Serenade créés dans les années 40 par le big band du célèbre tromboniste et chef d’orchestre. Bonne humeur, souvenirs musicaux et danseurs assurés!

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Retrouvez-les en mini-concert
Saint-Paul-Trois-Châteaux, place de la Libération, Samedi 27 août 11h30


Le nouveau dépliant Parfum de Jazz 2016 est sorti !

Sur 8 pages vous saurez tout (ou presque) sur la 18ème édition. Toujours une belle couleur lavande, Drôme provençale oblige, il vous présente d’abord un résumé des 2 semaines de programmation. Puis sur 4 pages intérieures, les informations sur chaque concert en soirée: artistes, photos, lieux des concerts, prix des billets… Ce dépliant sera disponible très bientôt dans les Offices de tourisme et sur les lieux touristiques. Si urgence, vous pouvez aussi le demander sur l’adresse: contact@parfumdejazz.com

 

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Tels sont nos espoirs…

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  • « Serendip » de Josef Bilek : voici une sorte de voyage musical sans cesse étonnant, voire choquant – au sens, bien sûr, où cette musique peut provoquer, provoquer un choc, vous saisir avec force et vous entraîner où elle le veut, malgré vos habitudes et vos réflexes. Que l’on connaisse son auteur ou non, on entend bien qu’il est féru de musique électronique et qu’il est ouvert à tous les possibles. Sans doute en raison même de cette liberté, ce qu’il peint, ce qu’il décrit, ce qu’il nous dit ici est toujours très beau et envoûtant. « Serendip » a convoqué outre la guitare, les samplers, claviers et la programmation de Josepf Bilek, Benoît Lecomte (b) et Mathias Guillet (claviers) et deux excellents batteurs, Philippe « Pipon » Garcia et Grégory Bourdas. Parmi bien d’autres « invités » on note la présence de la trompette reconnaissable entre toutes d’Eric Truffaz, le saxophone d’Eric Prost et les trois voix de Philippe Vincenot (conteur), Bernardo Sommani (chant) et Sarah Espour (chant). (CD Pag Editions Z Production/Inouïe distribution)
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  • « Equal Crossing » de Régis Huby : comme le disque précédent, avec – c’est évident – d’autres sources et aussi des buts qui ne sont pas précisément identiques, l’étonnant (lui aussi !) violoniste Régis Huby (entendu il y a peu avec Maria-Laura Baccarini) signe une œuvre toute remarquable, impressionnante de maîtrise et d’inventivité. On pourrait dire – mais il faudrait l’entendre avec bonheur, cela va de soi ! – que cette musique ne ressemble à rien. A rien d’autre, à rien de véritablement familier, pas même de connu, pas même d’entrevu. C’est ce qui fait sa force, son emportement (au sens où elle nous mène sur des chemins incertains), sa générosité. Là encore on remarque la place de l’électronique, en particulier chez le leader, mais aussi chez Michele Rabbia (percussions) et – même si c’est avec des moyens un peu différents – dans le jeu de l’inégalable et inclassable Marc Ducret (g) et dans celui de Bruno Angelini (p, Fender Rhodes, Minimoog). Voici un enregistrement, non pas « qui devrait », mais « qui doit faire date ». (CD Abalone/L’Autre Distribution)
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  • « U-bi_K » et « easy listen_ _ing » par Ping Machine : les quinze musiciens de Ping Machine sont prolixes. C’est le moins que l’on puisse dire ! Deux CD d’un seul coup (non pas un double album, ce qui n’est pas tout à fait la même chose) c’est là une rareté. Ou plutôt deux. Surtout parce que ces musiques sont exceptionnelles d’ardeur, d’audace ou plutôt de vivacité et de lucidité en même temps. « Ubik » est peut-être plus complexe mais « Easy Listening » n’a rien de la musique qui porte généralement cette étiquette. Comme précédemment l’électronique joue ici une place importante, parfois de premier plan mais pas toujours. Ce qui est certain c’est que les Ping Machine constituent aujourd’hui l’un des grands ensembles les plus prolifiques et surtout les plus généreux – musicalement s’entend – non seulement de l’Hexagone mais sans doute de la planète tout entière. (CD Neuklang Future/Harmonia Mundi distribution)

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  • « Les sons de la vie » par Laurent Dehors : l’autre big band remarquable (encore que le qualificatif soit largement insuffisant !) et pas seulement du moment – il existe depuis au moins vingt ans – c’est celui du clarinettiste et saxophoniste Laurent Dehors « Tous Dehors ». S’il n’a, lui encore, jamais hésité devant les audaces musicales, ce n’est pas son dernier opus que le démentira. Sans doute, les titres de chaque morceau qui évoquent avec plus ou moins de précision les étapes de la vie, pouvaient-ils laisser croire à quelques descriptions musicales, exercice toujours périlleux. Il n’en est rien ou, en tout cas, pas grand’ chose. « Les sons de la vie » constituent plutôt une sorte de longue suite où règne l’émotion, la vie telle qu’on l’éprouve et c’est là que se trouve la réussite de cette si belle musique. Comme chez Régis Huby, il faut noter ici la présence de l’inépuisable talent de Marc Ducret (g) et le très beau jeu de Matthew Bourne (p) qui avait déjà enregistré avec Laurent Dehors des « Chansons d’amour).(CD Abalone/L’Autre Distribution)
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  • « Tracé Provisoire » de Dominique Pifarély : deuxième violoniste de cette « saison », Dominique Pifarély a fait depuis longtemps bouger les lignes du violon de la musique improvisée. Et, lui non plus, n’en a de cesse. Son « tracé » est en effet tout provisoire, sur une ou quatre cordes raides comme un fil de ferriste qui nous emporterait dans des rêves étourdis. Il est ici remarquablement entouré d’Antonin Rayon (p), Bruno Chevillon (b) et François Merville (dm) et signe une œuvre, elle aussi audacieuse, d’une densité et d’une complexité qui, ensemble mêlées, en font pourtant quelque chose de simple et de fascinant, d’émouvant et à chaque seconde d’une rare intensité. (CD ECM).

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  • Coda : on pourrait se demander, à l’écoute de ces six enregistrements (en comptant les deux exemplaires pour Ping Machine) si tout cela peut encore porter le nom de jazz. Ce serait là une mauvaise question. Une mauvaise question est une question qui ne se pose pas. Il n’y a pas un « jazz », ni même plusieurs. (Il est vrai, me rétorquera-t-on, qu’avec ce genre d’affirmation on peut tout dire et notamment, qu’il n’y a jamais eu de jazz et aussi, le contraire – à moins que ce ne soit l’inverse, les mathématiciens apprécieront peut-être.) En tout cas on sait les stupidités venues il y a longtemps désormais des anathèmes de celui qu’on surnommait « le pape du jazz ». Heureusement que Boris Vian et d’autres surent lui répondre… Bref, si les musiques qui viennent d’être évoquées ici, trouvent leur place la plus juste sous ce titre de « Notes de Jazz », c’est précisément parce que – quoi qu’on puisse en dire par ailleurs – le jazz est plus une « attitude » de liberté, d’invention et d’audace toujours renouvelées que quoi que ce soit d’autre. Que ce nom de « jazz » recouvre tant d’univers différents et surtout ceux auxquels on ne pensait pas il y a encore tout juste un instant et cela en même temps que ceux de Bix, de Louis, de Duke, de Charlie, de John, de Sphere, de Bill, de Miles ou de Keith et de tant d’autres, tel demeure notre bonheur et tels sont encore nos espoirs…

 

  • Les autres parutions de la « saison » :

    Nulle tentative d’exhaustivité ici – ce n’est de toute évidence pas le but de ces « Notes » – mais seulement le but de signaler quelques parutions arrivées jusqu’à elles (il s’agit des « Notes », bien sûr) :

 

  • « Traces » par Claude Tchamitichian : on aurait bien aimé ranger cet enregistrement dans la « série » ci-dessus. Parce que Claude Tchamitchian est formidable musicien, une personne et une personnalité plus que sympathique et parce que son projet – celui de rendre en quelque sorte compte au travers d’une suite musicale comme Ellington ou Mingus en avaient conçu d’une histoire tragique, celle de l’Arménie – imposait de ne rien manquer, il faut se rendre à l’évidence d’une déception (alors que de nombreux autres analystes ont trouvé cette musique formidable, il faut le signaler) due à une sorte d’emphase qui empêche de partager réellement, c’est-à-dire de façon totale, comme cela doit être en pareil cas, ce que nous dit le compositeur et ses cinq partenaires (Géraldine Keller (voix), Daniel Erdmann (ts,ss), François Corneloup (g), Christophe Marguet (dm, perc). (CD Emouvance/Absilone).

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  • « LiFe On MArS ? » par Yann Viet : beaucoup de standards et de refrains populaires dans la musique de ce double album (agrémenté de 14 partitions), quelques belles compositions du guitariste et surtout beaucoup de bonheurs (musicaux) à partager grâce au talent incontestable de cet instrumentiste hors pair qui, simplement, nous enchante. (CD Eklyss/Jazzandcrunchguitar distribution)

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  • « Brazilian Samba Jazz » de Raul de Souza : Jean-Louis Lemarchand rappelle fort justement que Raul de Souza a enregistré pour la première fois comme leader en 1965. Ce tromboniste assez étonnant pour réaliser en quelque sorte sans coup férir une synthèse entre la samba et le jazz a en effet de quoi nous surprendre encore par son savoir-faire. De là à dire qu’il y a ici une véritable création musicale, sans doute pas. Mais on peut, sans se cacher, prendre beaucoup de plaisir à passer un moment en sa compagnie. (CD Encore Merci éditions)

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  • « Au début était le rythme » par L’Harmonie de Cosne dirigée par Jean-Yves Chir avec la participation de Bertrand Renaudin : quarante-cinq musiciens de toutes les générations, amateurs évidemment, habitants de Cosne-Cours-sur-Loire (Nièvre), charmante localité d’un peu plus de 12000 habitants. Saluons ce jazz « participatif », dynamique, si sympathique que l’enthousiasme nous emporte à son écoute. Et si c’était partout pareil…

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Rattrapage (chapitre 2) : la musique mystérieuse

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* C’est sous le titre « Breitenfeld », véritable patronyme du saxophoniste Paul Desmond, que le contrebassiste Pierre Fénichel a sorti il y a quelques semaines un disque (Label Durance distribution Orkhêstra) avec Alain Soler (g) et Cédric Bec (dm).

Un « mot » de Paul Desmond dont on sait quel rôle il a joué auprès de Dave Brubeck, rappelé par Pierre Fénichel, dit l’essentiel : « J’essaye d’être mystérieux ».

Il y a dans cette musique (celle du trio de « Breitenfeld ») une simplicité étrange, des clartés sombres ou plutôt des lumières dans lesquelles il y a un trouble et tout ceci est fascinant, magnifique. Tout simplement. Parce que les trois musiciens sont exceptionnels. Parce que la guitare d’Alain Soler n’est pas pour rien dans la beauté de toute cette musique ; un peu comme l’était à sa façon le saxophone de Paul Desmond dans le quartet de Dave Brubeck.

Les interprétations de thèmes « rares » du quartet constituent l’essentiel de cet enregistrement. On ne peut qu’admirer tout autant une version aussi originale qu’intelligente et scintillante de mystères multiples d’ « Emily ».

 

 

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* On peut dire sans se tromper que Lorenzo Naccarato est un jeune pianiste prometteur, que son trio avec son disque éponyme « Lorenzo Naccarato trio » (Label Laborie distribution Socadisc) est porteur de tous les espoirs. Ce serait juste mais sévère aussi. Car cette musique est à coup sûr plus haute d’intention que cela. Et dès maintenant, dès aujourd’hui. Le pianiste y fait entendre non seulement l’univers dont il vient, celui de la musique classique et du XX° siècle, celle de Debussy, de Ravel, de Satie mais aussi un monde insaisissable, donc très personnel et très beau, qui lui est propre. Il est accompagné avec invention par Adrien Rodriguez (b) et Benjamin Naud (dm) qui créent une sorte d’équilibre, mais d’équilibre fragile, se mettant toujours en jeu et en question et qui est, très précisément, ce qui convient au propos du pianiste.

 

 

Myriam Alter a déjà montré ses talents multiples. C’est une excellente pianiste. C’est surtout une étonnante compositrice : rare qualité s’il en est. On trouvera donc dans son dernier disque « Crossways » (paru en décembre 2015 – comme quoi ces « rattrapages » ne sont pas du luxe ! – sous le label ENJA distribution Harmonia Mundi) de quoi s’enchanter. Et peut-être même de chanter. Les musiques de Myriam Alter sont interprétées par John Ruocco (cl), Luciano Biondini (accordéon), Michel Massot (tuba, tb), Michel Bisceglia (piano et arrangements, Nick Thys (b) et Landers Gyselinck (dm). Myriam Alter clôt elle-même cet enregistrement par un morceau improvisé dédié à Mal Waldron qui fut autrefois son ami. Tout cela aussi est, très simplement, très beau. Souvent émouvant.

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Rattrapage (chap. I): trois chanteuses

Voici trois disques de trois chanteuses, sortis (plus ou moins) récemment… d’où le titre de ces quelques lignes.

 

  • Maria-Laura Baccarini et Régis Huby : « Gaber, io e le cose »

Ce disque dont l’univers musical – disons-le tout de suite – est assez loin du jazz est cependant assez exceptionnel pour être signalé. Et, pas seulement signalé, mais admiré.

Maria-Laura Baccarini que les amoureux du jazz connaissent bien s’est ici emparée du monde du chanteur, guitariste Giorgio Gaber, parfois rockeur, parfois jazzman, parfois sur scène avec Adriano Celentano, parfois inspiré par Ferré ou par Brel. Et aussi de celui de son parolier Sandro Luporini.

La musique inventée par les violons de Régis Huby  est envoûtante, multiple chaque fois qu’il tire de l’un ou l’autre d’entre eux des sonorités inattendues. La voix de Maria-Laura Baccarini est tout simplement magique, l’une des plus belles qui puissent s’entendre aujourd’hui. Assurément. (CD Abalone/L’autre distribution)

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  • Clara Simonoviez : « Do »

Avec Jean-Sébastien Simonoviez au piano et Jacques Bernard à la contrebasse Clara Simonoviez signe ici son plus bel enregistrement. Elle chante avec une intelligence rare, une précision étonnante, et surtout avec une passion intense, de chaque seconde aussi bien « Naima » que « Cherokee », « La javanaise » que « A une passante » (Baudelaire mis en musique et chanté autrefois par Léo Ferré). Jean-Baptiste Simonoviez est toujours l’un des excellents pianistes que l’on peut aujourd’hui rencontrer : son toucher est l’un des plus beaux qui soient et sa manière d’articuler et de construire une phrase est exceptionnelle. Jacques Bernard fait preuve de son côté d’une très belle sonorité boisée. Tous deux sont les musiciens qu’il faut pour créer avec Clara Simonoviez des paysages lumineux dans lesquels on voyage avec de grands bonheurs. (CD Label Hâtive)

  • Camille Bertault : « En vie »

On la dirait surgie de nul part. C’est ce que l’on dit parfois. Ce serait un « réseau social » qui l’aurait rendue déjà célèbre. Il faudrait assurément dire que c’est surtout son travail (qui ne date pas tout à fait d’aujourd’hui si l’on en croit sa biographie en tout cas) et encore davantage son talent. Elle ne manque de rappeler ainsi ce que nous donna il y a déjà quelque temps Elisabeth Caumont tant dans le choix de son répertoire que dans sa manière. Mais Camille Bertault révèle avant tout une personnalité douée de remarquables intuitions artistiques qu’elle ne doit qu’à elle: ses propres créations (musiques, textes propres ou pour des standards) en sont les signes désormais inoubliables. Camille Bertault est magnifiquement accompagnée par le pianiste Olivier Hutman, le contrebassiste Gildas Boclé et Antoine Paganotti à la batterie. (CD Sunnyside)



Denis Fournier et David Caulet : un prodige indistinct

Denis Fournier et David Caulet : un prodige indistinct 7372a3_4b01197341ea474f907a575fb6bd0212

 

Comment expliquer ?

Comment dire avec les mots, que Denis Fournier et David Caulet ne font qu’un ? Qu’il ne s’agit ici aucunement d’une rencontre, d’un duo au sens où on l’entend et le comprend d’habitude.
Peut-être faudrait-il  dire pour cela qu’il ne s’agit que de musique : d’une seule musique, de « quelque chose » où tout est lié, indissociable et même davantage : inanalysable.

Mais enfin, il faudrait encore montrer pourquoi et peut-être même comment Denis Fournier et David Caulet ont bien pu en arriver là et là, précisément, il est douteux que les mots, les raisonnements, les explications… expliquent et fassent comprendre quoi que ce soit.

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Rien sans doute n’est calculé dans les huit compositions/improvisations de Long Walk, tout est donné, de façon absolue, dans une sorte d’immédiateté (on l’imagine ainsi, en tout cas) qui ne ressort ni d’un « calcul », ni d’un raisonnement. Mais seulement de sentiments, d’émotions, d’apaisements et de violences, de calme et de chants, de poèmes et d’épopées ou de romans imprévisibles, de ceux qui ne s’écrivent pas à l’avance mais seulement dans l’instant.

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Et comme ces deux-là sont d’une chair sans autre prétention que celle d’être ce qu’elle est mais de l’être pleinement, eh bien voici un chef d’œuvre. Car c’est ainsi : il ne s’agit pas de jouer « simple » à un moment, « complexe » à un autre, il ne s’agit pas non plus de jouer « intérieur », cela ne suffirait pas. Il s’agit de ne pas jouer du tout. Et l’on peut dire que Denis Fournier (batterie, percussions) et David Caulet (saxophone, électronique) ensemble faut-il le redire, indissolublement, indissociablement, indistinctement, ne jouent pas : ils sont.

N’ayons pas peur de cette sorte de prodige : Long Walk, qui est sans doute l’une des plus belles musiques inventées depuis longtemps, a ceci de rare qu’elle nous renvoie à chaque seconde à nous-mêmes.

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Les couloirs du temps: Michael Alizon et Jean-René Mourot

 

LA MUSIQUE DESORMAIS

 

 

C’était il y a longtemps. Avant même que quiconque ait pu dévoiler le mystère de la musique. C’était à une époque si lointaine qu’il n’y avait alors que le silence.

 

Peut-être est-ce aujourd’hui ! Peut-être est-ce maintenant !

Lorsque le piano de Jean-René Mourot et le saxophone de Michael Alizon nous convient à leur festin nous voici hors champ, habitant pour toujours un autre monde. Nous voici en aparté, comme enchantés par ce monde des ondes, sans aucun autre besoin désormais que celui des notes qui ponctuent le silence. Et qui ne s’en distinguent pas. Sauf pour ceux qui ne savent que compter, décompter, séparer, défaire.

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Les heures alors se font oublier. Tant la musique met le temps hors de lui et l’abolit. Et nous, soudain, nous sommes comme un retour incessant, un retour à nous-mêmes. A l’un de ces instants où rien ne manque.

 

Voici une musique nouvelle, surprenante, déroutante, inclassable mais qui est celle d’une sorte d’origine, celle de l’origine de la musique elle-même, alors qu’il a fallu bien des inventions, bien des imaginations et bien des audaces, tant de peurs vaincues, tant de courage, pour qu’elle surgisse ici.

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Jena-René Mourot, et Michael Alizon ont uni leurs énergies, leurs cœurs et leurs émotions, leurs sagesses et leurs rébellions aussi. Sans rien dire, sans prévenir, avec la discrétion de ceux qui donnent sans rien demander en retour.

 

On peut bien courir tout au long des couloirs du temps. Dans tous les sens. Sans cesse. On n’en revient jamais. Parce qu’enfin, enfin, on a trouvé la part essentielle de soi-même.

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C’est une musique venue de loin qui nous est offerte, familière pourtant, elle qui est juste ce qu’elle est, une musique faite de rêves inouïs, une musique pour qui la vie est une suite d’espoirs sans fins.

 

Michel Arcens

 

PS: ce texte n’est autre que celui qui figure sur la pochette de l’album « Les couloirs du temps » (label Momentanea ») (sortie le 8 avril 2016)



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